CLAMOR – La lettre d’info n°52

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La lettre d’information n°52 – Janvier 2023
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Le projet Criminocorpus est né en 2003, dans le cadre d’un programme de recherche initié par le CNRS. Il y a 20 ans donc… ce qui est un âge déjà très respectable pour un projet numérique ! Nous comptons donc bien fêter ce moment avec vous.
A cette occasion, nous avons mené depuis mai dernier des entretiens avec des collègues, à la fois acteurs et grands témoins du développement de l’histoire de la justice au 20e siècle. Ces entretiens seront progressivement publiés d’ici juin prochain dans le musée et sur notre chaîne YouTube, à raison d’un film par mois. Le premier, que nous vous proposons ce mois-ci, a été mené auprès de Michelle Perrot, à laquelle nous devons tant.

Les 6 et 7 juin, le CLAMOR organisera également un colloque scientifique pour dresser un bilan de ce qui a été accompli mais aussi, et plus encore, pour ouvrir de nouvelles perspectives pour les années à venir.
Enfin, nous veillerons aussi à assurer une présence aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, par la reconduction de notre stand au salon du livre. Nous vous tiendrons informés de l’avancement de ces projets dans les prochaines lettres. Vous trouverez dans celle-ci de belles nouveautés et deux anciennes expositions republiées dans notre nouveau module.

Nous vous souhaitons de belles découvertes.

La rédaction

Lire la lettre d’information de janvier 2023

 

CLAMOR – La lettre d’information n°9

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La lettre d’information – n° 9 – Octobre 2016

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À l’occasion du lancement du Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines, nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle maquette de notre lettre mensuelle d’information. Vous y retrouverez, comme auparavant, toutes les dernières mises en ligne du Musée et de la Revue.

Dans la Lettre d’octobre : Le droit pénal au Japon, collection Franck Sénateur, Au Tribunal, Histoire des avocats… [Lire la suite]

Exposition : Histoire du droit pénal au Japon (18ème – Début 20ème siècle)

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Parcours hikimawashiedo Ezu (1849) BN du Japon. Ligne rouge tracée par Maki Fukuda

Si le Japon est considéré aujourd’hui comme le pays « transcendant le clivage Orient-Occident », l’occidentalisation de ce pays d’extrême orient n’a débuté qu’avec l’ère Meiji, vers 1868. C’est à cette époque que s’achève l’ère Edo (1603-1867) – le shôgunat – dont le pouvoir est incarné par les samouraïs (chefs des guerriers). Le pouvoir est alors restitué à l’Empereur qui établit un nouveau gouvernement moderne et le dote d’institutions prenant exemple sur les pays d’Occident. Cette transition appelée la « Restauration de Meiji » est considérée par les Japonais comme un grand événement, équivalent à la Révolution française. C’est la raison pour laquelle l’époque avant Meiji est aussi appelée, l’« Ancien Régime » japonais.

Afin de reformer l’État, les acteurs du nouveau mouvement de Meiji font appel à des savants étrangers. Dans le domaine de la législation, Gustave Boissonade, professeur agrégé en droit de l’Université de Paris, ainsi que d’autres juristes, se rendent sur place et collaborent avec le pouvoir en place. Gustave Boissonnade est ainsi à l’origine de la rédaction du premier code pénal du Japon. Pourtant, durant l’« Ancien Régime » (de 1639 jusqu’en 1853),  le Japon avait exclu presque tous contacts avec les pays occidentaux afin de se préserver du christianisme, n’autorisant des échanges qu’avec de rares pays comme la Chine, la Corée et les Pays-Bas, qui n’avaient aucune intention d’exporter leur religion.

Au XVIIIe siècle en France, le Japon est ce «  pays derrière le rideau mystérieux » qui semble très étrange : c’est cette représentation qui est évoquée notamment dans De l’Esprit des lois (1748) de Montesquieu. Mais de nos jours, plusieurs travaux récents sur l’histoire du droit pénal au Japon analysent cette époque dans un cadre foucaldien, c’est-à-dire, de l’« éclat de supplice » à la « surveillance ».[3].

Dans cette exposition, nous présenterons l’histoire du droit pénal au Japon depuis le XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle, c’est-à-dire depuis le règne des Tokugawa jusqu’à l’établissement du droit pénal moderne.

Mise en ligne : Jean-Lucien Sanchez.
Projet terminé.