Rue du Cherche-Midi : 150 ans d’histoire pénitentiaire et de justice militaire (documentaire)

Annoncé lors de l’édition 2018 de la Nuit du droit, ce documentaire réalisé par Hervé Colombani sur une idée originale de Marc Renneville retrace l’histoire d’un site, la rue du Cherche-Midi à Paris, témoin de 150 ans d’histoire pénitentiaire et de justice militaire : de janvier 1800 où furent installés les conseils de guerre de la place de Paris à l’année 1966 où furent démolis les derniers bâtiments de la prison du Cherche-Midi pour permettre la construction de la Maison des Sciences de l’Homme.
À travers différents documents (plans, photos, témoignages et film d’archive), l’historien Jacky Tronel nous retrace l’histoire de ce lieu et des hommes célèbres ou inconnus qui y furent internés.

Voir la vidéo en ligne sur Criminocorpus.

Colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu (2/3 avril 2019, Archives nationales, BnF, Paris)

Trois générations marquent l’historiographie récente des canards criminels. Jean-Pierre Seguin, le pionnier, les a tirés de l’ombre au tournant des années 1960, puis, dans les années 1980, en particulier en Bretagne, la recherche sur les « chansons sur feuilles volantes » a connu un grand succès. Enfin, la mise en ligne récente de la base de données « Complaintes criminelles 1870-1940 » sur le site Criminocorpus ouvre un nouveau chantier visant à interroger les derniers soubresauts de cette forme, des débuts de la IIIe République à la Seconde Guerre mondiale. Le propos de ce colloque est de poser les jalons d’une nouvelle approche pluridisciplinaire des complaintes criminelles, qui peuvent être considérées comme des sources auxiliaires à l’histoire des délits et des peines, des pratiques populaires de paralittérature, des médias « alternatifs » avant l’heure ou encore des témoins des goûts musicaux populaires.

Mardi 2 avril 2019
Archives Nationales (site Pierrefitte-sur-Seine)
Grand amphithéâtre

10h – Accueil – Introduction

Faits divers chantés
Présidente de séance : Anne-Emmanuelle DEMARTINI

10h20 – Frédéric CHAUVAUD
L’affaire aux 17 complaintes. Le crime d’Henri Pranzini (1887)
10h45 – Marc RENNEVILLE
Des complaintes à l’image du crime ? L’Affaire Vacher (1897-1898)
11h10 – Sophie VICTORIEN / Pierre GUILLARD
L’affaire Redureau, Le crime de Bas-Briacé
11h35 – Discussions
12h00 – Repas

Complaintes ou chansons ?
Présidente de séance : Éva GUILLOREL

13h30 – Philippe ORIOL
L’Affaire en chansons
13h55 – Jean-Yves MOLLIER
Pleurer les victimes de Panama ou subvertir les institutions
14h20 – Discussions
14h45 – Pause

Écrire des complaintes

15h00 – Claude RIBOUILLAULT
Oralité écrite, littérale ou littéraire ?
15h25 – Nils COUTURIER
« Artiste et assassin » : Jules Laforgue et la complainte criminelle
15h50 – Xavier VIDAL
Complaintes criminelles francophones recueillies en territoire occitan
16h15 – Discussions

Mercredi 3 avril 2019
Bibliothèque Nationale de France Site François-Mitterrand
Petit auditorium

Canards, édition & collections
Présidente de séance : Marlène BELLY

10h – J.F. «Maxou» HEINTZEN
Essai de typologie canardière
10h25 – Philippe NIETO
Le son et l’image
10h50 – Joann ÉLART
Quelques canards et complaintes imprimés à Rouen entre la Révolution et l’Empire
11h15 – Agnès SANDRAS
Pour une « archéologie » comparée des chansons sur les parricides et les infanticides
11h40 – Olivier JUSTAFRÉ
Complaintes criminelles, le cas Bazouge
12h05 – Discussions
12h30 – Repas

Chanter les complaintes
Président de séance : Dominique KALIFA

14h15 – Sophie-Anne LETERRIER
L’air de Fualdès
14h40 – Philippe DARRIULAT
Chanter le crime à l’heure de l’invention des cafés-concerts parisiens sous le Second Empire
15h05 – Pause
15h20 – Marie GOUPIL-LUCAS-FONTAINE
La Complainte de la scène : de la complainte des rues à la chanson réaliste. Héritages, transferts, singularités (1880-1940)
15h45 – Una McILVENNA
Chanter les complaintes criminelles à travers l’Europe
16h10 – Discussions

Durant les deux journées du colloque, au gré des intervenants, des complaintes criminelles seront interprétées – partiellement ou in-extenso – par Catherine Perrier, Roland Brou, Patrick Couton et J.F. «Maxou» Heintzen.

Lieux du colloque :
Mardi 2 avril 2019, le colloque se tiendra aux Archives nationales de France
59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte-sur-Seine
Grand auditorium
Métro : Saint-Denis Université (Ligne 13)

Mercredi 3 avril 2019, le colloque se tiendra à la
Bibliothèque Nationale de France
Site François-Mitterrand. Quai François Mauriac. Paris 13e.
Petit auditorium
Métro : quai de France (ligne 6) ou Bibliothèque nationale de France (ligne 14)

Entrée libre mais inscription nécessaire auprès de
clamor@criminocorpus.org

Organisateurs : Jean-François «Maxou» HEINTZEN, Sophie VICTORIEN

Comité scientifique : Olivier BELIN (université de Cergy-Pontoise), Romain BENINI (université Paris-Sorbonne), Olivier BOSC (Bnf, Bibliothèque de l’Arsenal), Jean-Claude FARCY (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Jean-François Maxou HEINTZEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Sophie-Anne LETERRIER (université d’Artois), Gaetano MANFREDONIA (Bibliothèque de Corrèze), Jean-Yves MOLLIER (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), John MULLEN (université de Rouen), Philippe NIETO (Archives nationales de France), Philippe ORIOL (Cesacom), Anne PASQUIGNON (BnF), Marc RENNEVILLE (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Ce colloque est organisé par le CLAMOR, en partenariat avec
les Archives nationales de France  et la Bibliothèque nationale de France.
Il a reçu le label 80 ans du CNRS.

Appel à contributions : L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours

Le juge et l’enfant témoin d’un crime. Huile sur toile, 135 x 107 cm. Coll. part.

Coordination : Martine Kaluszynski et Sophie Victorien

La revue en ligne Criminocorpus appelle à contributions pour un dossier intitulé L’enfance au tribunal. Enjeux historiques, perspectives contemporaines. Il s’agira ici d’observer la réception et le statut de l’enfance au tribunal dès lors que ce dernier délibère sur les implications de la parole, de la culpabilité ou de la victime. Nous écartons donc ici l’étude des logiques éducatives et répressives qui ont fondé le statut spécifique des mineurs dans notre histoire contemporaine, pour mieux étudier sur la longue durée historique le comportement des instances d’enquête et de jugement face aux enfants. L’histoire de l’excuse de minorité et des statuts reconnus à l’âge sont au cœur de la thématique mais sont également attendus tous les travaux visant l’évaluation circonstanciée liée à l’enfance des acteurs. Nous évoquons ici, sans caractère exhaustif :

  • L’excuse de minorité ou d’âge
  • Débats et controverses autour de la question de la responsabilité
  • La réception aggravante des offenses faites aux enfants
  • L’évaluation de la culpabilité enfantine
  • Les conflits avec la parentalité justicière
  • Les logiques du pardon et de l’oubli
  • La valeur du témoignage juvénile dans la recherche de la vérité
  • Les actes de procédures adaptés, l’accompagnement socio-judiciaire et l’évolution vers une justice spécialisée

Le dossier a pour objectif de former un premier socle – études de cas analysés ou travaux ayant une portée générale – investissant une histoire de la présence des enfants dans les tribunaux en France mais également à l’étranger.

Date limite de soumission des propositions (3000 signes maximum + présentation de l’auteur) : 28 février 2019.

Date limite d’envoi des articles après acceptation de la proposition : 15 juin 2019.

Les travaux remis seront soumis à l’évaluation en double aveugle : https://criminocorpus.revues.org/290

Les conseils aux auteurs sont disponibles en cliquant sur le lien suivant : https://criminocorpus.revues.org/93

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante : redaction@criminocorpus.org

Séminaire de recherche 2018-2019 : Histoire de la justice et patrimoine judiciaire

Ce séminaire de recherche porte deux axes de réflexion. Le premier consiste à explorer des affaires criminelles dans leurs dimensions judiciaires, médiatiques et littéraires. On s’intéressera notamment à la fabrique de la conviction judiciaire à partir des éléments matériels produits par l’enquête. Pièces de procédure, sources policières et imprimés seront confrontés pour saisir le processus aboutissant à une décision de justice, que celle-ci soit consensuelle ou contestée par les lectures médiatiques ou littéraires.
Le deuxième axe questionne la notion de patrimoine judiciaire, son extension (patrimoine matériel, immatériel) et ses recoupements avec d’autres domaines (patrimoine scientifique, patrimoine numérique). La notion sera appréhendée par les savoirs, les pratiques et l’identité des lieux de justice (de jugement et d’exécution des peines), par les sources de leur histoire, par les modalités de leur valorisation (accès public, dispositifs numériques) et les usages sociaux de ce patrimoine sombre.

Dossiers susceptibles d’être traités en 2018-19 : affaire Vacher, affaire Chambige, affaire Seznec, le château-prison de Gaillon, la prison militaire du Cherche-Midi

Enseignant référent : Marc Renneville

Horaires : Les séances se dérouleront le lundi de 14 à 16h aux dates suivantes : Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018, 14 janvier 2019, 11 mars, 1er avril et 13 mai.

Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris (la salle sera précisée aux inscrits avant la première séance)

Modalité d’accès : Ce séminaire est particulièrement destiné aux étudiants porteurs d’un projet de recherche. Il est ouvert à tout participant moyennant inscription préalable auprès de l’enseignant (marc.renneville[at]cnrs.fr). Une validation pédagogique est possible selon les cursus. Elle doit être déterminée au moment de l’inscription.

Rapport – Criminocorpus, musée d’histoire de la justice. Quels publics, quels usages, quelle ergonomie ? (Emmanuelle Papinot)

Couverture rapport Emmanuelle PapinotCe rapport commandé par le CLAMOR à Emmanuelle Papinot, rend compte de deux études exploratoires menées auprès des usagers de Criminocorpus.org dans le cadre de sa recherche doctorale en ergonomie cognitive. Il vise notamment à mieux connaître les publics utilisateurs de Criminocorpus.org afin d’alimenter la réflexion sur les usages du site.

« Le numérique entraîne une transformation des pratiques traditionnelles des musées, des bibliothèques et des archives. Ces changements considérables modifient en profondeur le travail des professionnels, l’accès aux connaissances et au savoir, les usages, etc. déplaçant de façon significative les possibilités mais également les difficultés des Institutions. Relativement jeune, le « musée virtuel » revêt une forme hybride, ou « protéiforme », mal connue et peu décrite, qui n’a pas encore trouvé de reconnaissance à l’égal de son pendant physique. Portant l’un des aspects de la modernité en donnant accès à tout et pour tous, le musée virtuel, modulable et flexible n’ayant à s’adapter à la contrainte des murs, est fort de son potentiel. S’inventant et s’érigeant sur l’expérience de sa manifestation traditionnelle, le musée « nativement numérique » est bercé par le défi et l’espoir que peut porter l’innovation. Il assemble sans retenue les savoirs des bibliothèques, des archives, les formes pédagogiques et artistiques et autres propositions pouvant satisfaire les attentes de notre société et de ceux qui la composent. La connaissance de ce public est l’enjeu de ce rapport. Parce qu’il est manifeste aujourd’hui qu’un projet, quelle que soit son envergure, ne peut se concevoir et évoluer sans écouter ceux qui le feront vivre, nous avons invité les visiteurs de Criminocorpus à se faire entendre afin de donner une place prépondérante à la valeur d’usage, désireux que le musée virtuel, nativement numérique, soit bien celui de son public, assurant de fait, une réciprocité dans la diffusion d’un savoir dont Criminocorpus assume la responsabilité .  »

(Télécharger le rapport sur l’archive HAL).

 

Sommaire
________________

  • Préface de Marc Renneville
  • Synthèse
  • Introduction
  • Méthodologie
    Etude 1 – Entretiens avec les visiteurs de Criminocorpus
    Etude 2 – Questionnaire en ligne sur la consultation du musée virtuel et la recherche de vidéo
  • Fréquentation générale du musée
    1. Données générales sur la fréquentation de Criminocorpus.org
    2. Les visites du musée en ligne
  • Les visiteurs experts, non experts et les étudiants
    1. Autorité et rôle du musée virtuel selon ses visiteurs
    2. Appréhension de l’espace « virtuel »
  • Explorer les collections ou résoudre un problème informationnel
    via le moteur de recherche
    1. Stratégies exploratoires
    2. Recherches en résolution de problème
  • Quelle est la place de la vidéo dans un musée en ligne ?
    1. Appréciation de la vidéo
    2. Multimodalité du média vidéo
    3. Le document vidéo
  • Conclusion
  • Table des illustrations
  • Bibliographie
  • Annexe 1
  • Annexe 2

Présumées coupables du 14ème au 20ème siècle

affiche-ANRéalisée par les Archives nationales et présentée à l’hôtel de Soubise du 30 novembre 2016 au 27 mars 2017, la magistrale exposition « Présumées coupables du 14ème au 20ème siècle » est désormais disponible dans le musée Criminocorpus.

 

Pour la première fois sont exposés près de 320 procès-verbaux d’interrogatoires, sélectionnés dans la masse des archives judiciaires, de femmes jugées pour des crimes dits « féminins ».

Intégralement accessibles en ligne, ces pièces sont accompagnées chacune de la transcription d’un extrait.

Présentation de l’exposition :

Détail. La sorcière. Albrecht Dürer (XVIè s.). BNF

Restituer les voix de femmes jugées pour des crimes féminins, telle est l’ambition de cette exposition.
Existe-t-il un crime au féminin ? Les femmes représentent entre 5 et 10 % de la population pénale, selon une proportion qui a peu varié de la fin du Moyen Âge à nos jours.

Durant des siècles cependant, pour certaines qualifications pénales, elles ont été surreprésentées par rapport aux hommes, qu’il s’agisse de la sorcière en Europe aux XVI-XVIIe siècles, de l’empoisonneuse, de l’infanticide, de l’incendiaire de la Commune de Paris – la pétroleuse – et, enfin, de la traîtresse, incarnée le plus souvent par la femme tondue lors de la Libération.
Quand elles ont comparu devant les magistrats qui les ont interrogées, ces derniers qui furent longtemps des hommes, se sont posé bien sûr cette question essentielle : ces femmes sont-elles coupables ? Mais cette éventuelle culpabilité n’a pas cessé de faire l’objet de questions plus intrusives, intimes et subtiles. L’intimité de leur vie affective et les formes de leur sexualité donnaient lieu à des questions qu’on ne posait pas, a priori, aux hommes.
D’où le titre de cette exposition, volontairement ambigu, Présumées coupables. Et nous verrons que de très nombreux stéréotypes nourrissent un imaginaire en décalage avec la réalité du crime et qu’ils s’appliquent à des femmes « normales », jugées pour des crimes dits féminins.

Accéder à l’exposition.

Cette exposition a été mise en ligne par Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez et Delphine Usal

Complaintes criminelles

Complainte
Les chauffeurs de la Drôme

Portraits d’accusés et figures de criminels en musique, les complaintes criminelles ont pendant des décennies résonné dans les rues et les campagnes françaises.  Rares et parfois complexes les sources ont fait l’objet d’un long et patient travail de recherche mené par Jean-François Heintzen qui a confié au CLAMOR la mise à disposition en ligne et la valorisation de cette  extraordinaire base de données.

Celle-ci  comporte plus de 800 complaintes relatives à plus de 400 faits divers datés et localisés.

complainte
Le crime de Jully

Le corpus est constitué des complaintes et chansons en langue française traitant de faits divers criminels avérés, commis sur le territoire français métropolitain de 1869 (Affaire Troppmann, ou « le Crime de Pantin ») à la Seconde Guerre mondiale. La base permettra notamment de rechercher les complaintes par timbre, par faits divers ou par type de crime (crapuleux, de guerre, passionnel, homicide involontaire, etc.).

La mise en ligne de la base coordonnée par Sophie Victorien est désormais achevée. L’intégralité des paroles des complaintes figurant dans cette base de données sera accessible, au fur et à mesure de l’intégration des images correspondantes. De même pour les mélodies sur lesquelles elles étaient chantées.

Présentation du projet.

Accéder aux complaintes criminelles.

A propos des complaintes criminelles, lire aussi dans le dossier Musique et justice sur Criminocorpus, l’article de Jean- François « Maxou » Heintzen « Le canard était toujours vivant ! De Troppmann à Weidmann, la fin des complaintes criminelles, 1870-1939 ».


Illustrations :
– Les chauffeurs de la Drôme
550 × 430 mm, in-plano, 2 p., « le Chansonnier Guillotin » [éd.], Lyon.
Collection particulière

– Le crime de Jully
385 × 600 mm, in-plano, 2 p., J. Ferrand [éd.], Paris.
Collection particulière

 

 

Criminocorpus a besoin de vous ! (Enquête)

Criminocorpus souhaite faire évoluer son Musée pour mieux répondre aux attentes de ses visiteurs. Une enquête est ouverte pour mieux connaître vos habitudes, vos préférences et vos attentes. La réussite de cette enquête dépendra fortement de votre implication dans le projet. Aucun « profil » d’utilisateur n’est ciblé. Il suffit d’utiliser Criminocorpus pour que votre avis nous importe.
Votre participation est essentielle. Plus vous serez nombreux à répondre, plus l’évolution du Musée sera proche de vos attentes.
Le questionnaire est anonyme et ne prend pas plus de 15 minutes à remplir. Merci d’y répondre et de partager l’information pour susciter d’autres réponses.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire.

Nous comptons vivement sur votre participation active !

——
Collecte terminée. Le formulaire a été fermé le 15 novembre 2017.

WordPress : administrer un site pour les SHS

capture wordpressQuel est le CMS adapté pour un chercheur en sciences humaines et sociales ?
Pourquoi choisir WordPress plutôt qu’Omeka, SPIP ou Drupal ? S’agit-il d’un éditeur fiable ? Comment le sécuriser ? Ce sont là quelques questions auxquelles l’équipe a été confrontée ces derniers mois lors de la transformation fin 2015 du site Criminocorpus.org puis, début 2017, lorsqu’il a fallu faire face à des attaques sur le site du CLAMOR. Centre pour les Humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726) géré sous WP.

Ce bref article a pour unique but de partager une expérience d’administrateur de site ayant subi des attaques visant tant le détournement de contenu que l’utilisation malveillante des ressources du serveur. La multiplication de ces attaques a nécessité le déplacement du contenu du site sur un autre serveur, mobilisant ainsi de nombreuses heures d’intervention et, au passage, quelques ajustements sur la configuration du site piraté. Nous avons pensé avec Joël Marchand, responsable de l’infrastructure numérique de la TGIR Huma-Num, que ce retour d’expérience pourrait être utile à d’autres collègues. On trouvera donc ici une réflexion et quelques solutions visant à faciliter la mise en œuvre de WordPress dans le cadre d’une activité de recherche en sciences humaines et sociales.
Attention toutefois, WordPress évolue vite et les informations livrées ici sont évidemment à actualiser en fonction de la date d’usage. (…)

Lire la suite de l’article de Marc Renneville sur le blog de la TGIR Huma-Num

 

A l’ombre des murailles. Quand le château était prison. Exposition Château de Mayenne

Château de MayenneConstruit à l’époque carolingienne, le château de Mayenne s’est agrandi et transformé au gré des siècles afin de s’adapter au contexte historique et à ses occupants successifs.
Résidence aristocratique et militaire probablement fondée par les comtes du Maine au Xe siècle, le monument appartient à une famille solidement implantée, les Mayenne, et se transmet de façon héréditaire dès le XIe siècle. Transformé en une imposante forteresse au XIIIe siècle, il devient un lieu de garnison relativement important au XVe siècle. Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville connaît des périodes particulièrement tourmentées et le château, propriété de ducs qui n’y habitent plus, passe de main en main.  Il est alors utilisé comme lieu de détention de la fin du XVIIe siècle à 1934.
Le musée a ouvert ses portes en 2008 et le château sert aujourd’hui d’écrin aux collections municipales et départementales.

L’exposition est organisée autour de six chapitres :
– Histoire carcérale du château
– Mathurin Balayard
– Le personnel
– La prison au quotidien
– Les tentatives d’évasion et les évasions
– l’anthropométrie
et s’achève par la mise en ligne d’une riche collection de cartes postales anciennes du château.

Cette exposition lève le voile sur une période méconnue et importante de l’histoire du château de Mayenne. Elle reprend en partie l’exposition A l’ombre des murailles, quand le château était prison organisée par le Musée du château de Mayenne du 22 novembre 2014 au 20 septembre 2015, et présente des documents issus principalement des Archives départementales de Mayenne.

Accéder à l’exposition sur Criminocorpus.