Appel à contributions : L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours

Le juge et l’enfant témoin d’un crime. Huile sur toile, 135 x 107 cm. Coll. part.

Coordination : Pierre Prétou et Sophie Victorien

La revue en ligne Criminocorpus appelle à contributions pour un dossier intitulé L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira ici d’observer la réception et le statut de l’enfance au tribunal dès lors que ce dernier délibère sur les implications de la parole, de la culpabilité ou de la victime. Nous écartons donc ici l’étude des logiques éducatives et répressives qui ont fondé le statut spécifique des mineurs dans notre histoire contemporaine, pour mieux étudier sur la longue durée historique le comportement des instances d’enquête et de jugement face aux enfants, pour lesquelles la question de la responsabilité est au centre des débats. L’histoire de l’excuse de minorité et des statuts reconnus à l’âge sont au cœur de la thématique mais sont également attendus tous les travaux visant l’évaluation circonstanciée liée à l’enfance des acteurs. Nous évoquons ici, sans caractère exhaustif :

  • L’excuse de minorité ou d’âge
  • La réception aggravante des offenses faites aux enfants
  • L’évaluation de la culpabilité enfantine
  • Les conflits avec la parentalité justicière
  • Les logiques du pardon et de l’oubli
  • La valeur du témoignage juvénile dans la recherche de la vérité
  • Les actes de procédures adaptés et l’évolution vers une justice spécialisée

Le dossier a pour objectif de former un premier socle – études de cas analysés ou travaux ayant une portée générale – investissant une histoire de la présence des enfants dans les tribunaux en France mais également à l’étranger.

Date limite de soumission des propositions (3000 signes maximum + présentation de l’auteur) : 15 février 2018.

Date limite d’envoi des articles après acceptation de la proposition : 15 juin 2018.

Les travaux remis seront soumis à l’évaluation en double aveugle : https://criminocorpus.revues.org/290

Les conseils aux auteurs sont disponibles en cliquant sur le lien suivant : https://criminocorpus.revues.org/93

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante : redaction@criminocorpus.org

Complaintes criminelles

Complainte
Les chauffeurs de la Drôme

Portraits d’accusés et figures de criminels en musique, les complaintes criminelles ont pendant des décennies résonné dans les rues et les campagnes françaises.  Rares et parfois complexes les sources ont fait l’objet d’un long et patient travail de recherche mené par Jean-François Heintzen qui a confié au CLAMOR la mise à disposition en ligne et la valorisation de cette  extraordinaire base de données.

Celle-ci  comporte plus de 800 complaintes relatives à plus de 400 faits divers datés et localisés.

complainte
Le crime de Jully

Le corpus est constitué des complaintes et chansons en langue française traitant de faits divers criminels avérés, commis sur le territoire français métropolitain de 1869 (Affaire Troppmann, ou « le Crime de Pantin ») à la Seconde Guerre mondiale. La base permettra notamment de rechercher les complaintes par timbre, par faits divers ou par type de crime (crapuleux, de guerre, passionnel, homicide involontaire, etc.).

La mise en ligne de la base coordonnée par Sophie Victorien est désormais achevée. L’intégralité des paroles des complaintes figurant dans cette base de données sera accessible, au fur et à mesure de l’intégration des images correspondantes. De même pour les mélodies sur lesquelles elles étaient chantées.

Présentation du projet.

Accéder aux complaintes criminelles.

A propos des complaintes criminelles, lire aussi dans le dossier Musique et justice sur Criminocorpus, l’article de Jean- François « Maxou » Heintzen « Le canard était toujours vivant ! De Troppmann à Weidmann, la fin des complaintes criminelles, 1870-1939 ».


Illustrations :
– Les chauffeurs de la Drôme
550 × 430 mm, in-plano, 2 p., « le Chansonnier Guillotin » [éd.], Lyon.
Collection particulière

– Le crime de Jully
385 × 600 mm, in-plano, 2 p., J. Ferrand [éd.], Paris.
Collection particulière

 

 

Criminocorpus a besoin de vous ! (Enquête)

Criminocorpus souhaite faire évoluer son Musée pour mieux répondre aux attentes de ses visiteurs. Une enquête est ouverte pour mieux connaître vos habitudes, vos préférences et vos attentes. La réussite de cette enquête dépendra fortement de votre implication dans le projet. Aucun « profil » d’utilisateur n’est ciblé. Il suffit d’utiliser Criminocorpus pour que votre avis nous importe.
Votre participation est essentielle. Plus vous serez nombreux à répondre, plus l’évolution du Musée sera proche de vos attentes.
Le questionnaire est anonyme et ne prend pas plus de 15 minutes à remplir. Merci d’y répondre et de partager l’information pour susciter d’autres réponses.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire.

Nous comptons vivement sur votre participation active !

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Collecte terminée. Le formulaire a été fermé le 15 novembre 2017.

WordPress : administrer un site pour les SHS

capture wordpressQuel est le CMS adapté pour un chercheur en sciences humaines et sociales ?
Pourquoi choisir WordPress plutôt qu’Omeka, SPIP ou Drupal ? S’agit-il d’un éditeur fiable ? Comment le sécuriser ? Ce sont là quelques questions auxquelles l’équipe a été confrontée ces derniers mois lors de la transformation fin 2015 du site Criminocorpus.org puis, début 2017, lorsqu’il a fallu faire face à des attaques sur le site du CLAMOR. Centre pour les Humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726) géré sous WP.

Ce bref article a pour unique but de partager une expérience d’administrateur de site ayant subi des attaques visant tant le détournement de contenu que l’utilisation malveillante des ressources du serveur. La multiplication de ces attaques a nécessité le déplacement du contenu du site sur un autre serveur, mobilisant ainsi de nombreuses heures d’intervention et, au passage, quelques ajustements sur la configuration du site piraté. Nous avons pensé avec Joël Marchand, responsable de l’infrastructure numérique de la TGIR Huma-Num, que ce retour d’expérience pourrait être utile à d’autres collègues. On trouvera donc ici une réflexion et quelques solutions visant à faciliter la mise en œuvre de WordPress dans le cadre d’une activité de recherche en sciences humaines et sociales.
Attention toutefois, WordPress évolue vite et les informations livrées ici sont évidemment à actualiser en fonction de la date d’usage. (…)

Lire la suite de l’article de Marc Renneville sur le blog de la TGIR Huma-Num

 

A l’ombre des murailles. Quand le château était prison. Exposition Château de Mayenne

Château de MayenneConstruit à l’époque carolingienne, le château de Mayenne s’est agrandi et transformé au gré des siècles afin de s’adapter au contexte historique et à ses occupants successifs.
Résidence aristocratique et militaire probablement fondée par les comtes du Maine au Xe siècle, le monument appartient à une famille solidement implantée, les Mayenne, et se transmet de façon héréditaire dès le XIe siècle. Transformé en une imposante forteresse au XIIIe siècle, il devient un lieu de garnison relativement important au XVe siècle. Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville connaît des périodes particulièrement tourmentées et le château, propriété de ducs qui n’y habitent plus, passe de main en main.  Il est alors utilisé comme lieu de détention de la fin du XVIIe siècle à 1934.
Le musée a ouvert ses portes en 2008 et le château sert aujourd’hui d’écrin aux collections municipales et départementales.

L’exposition est organisée autour de six chapitres :
– Histoire carcérale du château
– Mathurin Balayard
– Le personnel
– La prison au quotidien
– Les tentatives d’évasion et les évasions
– l’anthropométrie
et s’achève par la mise en ligne d’une riche collection de cartes postales anciennes du château.

Cette exposition lève le voile sur une période méconnue et importante de l’histoire du château de Mayenne. Elle reprend en partie l’exposition A l’ombre des murailles, quand le château était prison organisée par le Musée du château de Mayenne du 22 novembre 2014 au 20 septembre 2015, et présente des documents issus principalement des Archives départementales de Mayenne.

Accéder à l’exposition sur Criminocorpus.

La collection Philippe Zoummeroff

La collection Philippe Zoummeroff représente le plus important fonds privé francophone en libre accès sur l’histoire de la justice.
Elle couvre les périodes du XVIe au XXe siècle et est constituée de pièces d’archives et d’imprimés rares, de gravures, de manuscrits inédits, de correspondances, d’affiches, de complaintes et de photographies. Au total plus de 6000 images et près de 48 heures d’entretiens vidéos relatifs à la justice et à son histoire.

Depuis 2014, Criminocorpus s’est vu confier par Philippe Zoummeroff,  la diffusion, la valorisation et la conservation à long terme de ce fonds exceptionnel.
Prisons, surveillant, gardien, bagne, collection Philippe ZoummeroffCette collection va progressivement s’enrichir en 2017 de plus d’un millier de documents que nous avons été autorisés à photographier à l’Hôtel Drouot juste avant  leur vente aux enchères, le 9 décembre 2016.

Biribi, collection Philippe Zoummeroff
Couverture de l’ouvrage : A Biribi. Comment j’ai passé trois ans sous la trique des chaouchs

Pour en savoir plus sur cette collection, lire l’article sur Criminocorpus.

Voir également la vidéo : Philippe Zoummeroff, une collection pour la recherche. Entretien réalisé en décembre 2016.

Accéder à la collection.

Hugo. Une recherche participative sur le patrimoine judiciaire

HUGO. L’outil numérique au service du patrimoine judiciaire est un projet visant le récolement et la valorisation des données portant sur le patrimoine judiciaire et pénitentiaire français. Son objectif est d’initier un large panorama ouvert à tout type d’édifice judiciaire afin de cerner les similitudes et les spécificités de chaque lieu.

Cette recherche a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice. Elle est réalisée en partenariat avec les Archives nationales, la région Normandie, le centre d’histoire judiciaire de Lille, le ministère de la Justice et le CNRS. (Financement 24 mois – 2016-2018- GIP Justice)

Un outil collaboratif

Construit dans un cadre interdisciplinaire avec des ­archivistes, des historiens et historiens de l’art, l’interface Hugo permettra de collecter les ­éléments architecturaux, culturels, matériels (objets) et immatériels (traces du quotidien, graffitis…) qui constituent le ­patrimoine ­judiciaire de la France, de les décrire et de les géolocaliser.
Initié dans le cadre d’un partenariat avec la région Normandie, cet inventaire du patrimoine judiciaire de la France est réalisé en collaboration avec les Archives nationales de France. Il est ouvert à toute institution souhaitant participer au projet.

… pour une recherche participative

L’outil numérique s’ouvrira à mi-projet à une participation publique. Il s’agira d’offrir la possibilité à chaque ­citoyen, qu’il soit spécialiste, acteur de terrain ou passionné, de contribuer au recueil de données. Via un formulaire en ligne, les informations  ou images collectées pourront, après validation, être intégrées à la base de données.

HUGO est piloté par le CLAMOR et coordonné en interne par Marc Renneville et Sophie Victorien. Le projet a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice et de la région Normandie. Il est réalisé en partenariat avec les Archives nationales, l’Université de Rouen, l’équipe InTRu (Tours), l’École nationale d’administration pénitentiaire et le Centre d’histoire judiciaire de Lille.

Le compte Twitter  @HUGOgeojustice vous relaiera toute l’actualité des dernières mises en ligne.

Plus d’information sur le projet : https://hugo.criminocorpus.org/fr/

Vous souhaitez participer ?  Rendez-vous sur : https://criminocorpus.org/fr/reperes/lieux-de-justice/hugo-participer-au-projet/

 

« Chez les experts ». Un documentaire sur la mémoire du service de l’identité judiciaire

Analyse de document (ca1960). Coll. Zoummeroff
Police scientifique. Analyse de document. Coll. Zoummeroff

Ce projet initié par Pierre Piazza consiste à réaliser un documentaire (en cours de production) visant à mettre en lumière les logiques actuelles de fonctionnement du SRIJPP au regard de celles instituées par le créateur de ce service – Alphonse Bertillon – en 1893 lorsqu’il a créé le premier service de l’ identité judiciaire. Il mettra l’accent sur les évolutions des pratiques depuis la création du service mais aussi, les héritages. Il s’agit de recueillir, préserver et valoriser la mémoire des pratiques professionnelles attachées à une implantation séculaire au sein du Palais de justice de Paris.

Chaise à portrait judiciaire
Chaise à portrait judiciaire

Le documentaire mettra en évidence ce que doivent toujours les savoirs et pratiques identificatoires de ce service (signalisation, dactyloscopie, scènes de crime, etc.) à celui qui a activement participé à l’institutionnalisation de la police technique et scientifique à travers le monde.

Il  s’attachera à expliquer l’importance de ce phénomène en filmant des responsables du SRIJPP qui – pour beaucoup passionnés d’histoire – expliqueront en quoi les apports de Bertillon s’avèrent toujours décisifs dans leur travail quotidien,  des historiens spécialistes du Bertillonnage  ainsi qu’un descendant de la famille Bertillon.

La bertillonne. Petite malle portative de Bertillon (1909)

Des objets anciens dont dispose le SRIJPP (fiches d’identification, mallette de signalisation élaborée par Bertillon, appareils photographiques, publications et sculpture de Bertillon, etc. ), plans et albums photographiques anciens permettant de restituer les modes de fonctionnement du Service de l’Identité judiciaire fin XIXe siècle/début XXe siècle ainsi que de l’iconographie publiée dans la presse illustrée de la fin du XIXe siècle/début XXe siècle (fond de collection particulier de Pierre Piazza)  viendront illustrer ce tournage réalisé dans les locaux historiques, là-même où Bertillon avait installé son atelier.

Ce documentaire sera accessible dans le Musée Criminocorpus courant 2017.

Projet proposé et suivi par Norbert Fleury (SRIJPP) sous l’autorité et avec l’appui de Xavier Espinasse (commissaire divisionnaire, chef du SRIJPP de Paris) et Pierre Piazza (membre correspondant du CLAMOR).
Réalisation : Hervé Colombani

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Ce documentaire, séquencé en neuf reportages vidéos réalisés en janvier et mars 2017 est accessible depuis novembre 2017 dans la collection Police scientifique et bertillonnage du musée (ici)

 

Au tribunal

Fruit d’une coopération ancienne entre Criminocorpus et le groupe de recherche « Corpus Justice » de Sciences Po, « Au tribunal » est le résultat d’un projet collectif associant étudiants, enseignants, chercheurs et professionnels du droit et de la justice financé par l’USPC et mené par Science Po et le CLAMOR de juin 2015 à juin 2016. Cette nouvelle rubrique du musée vous invite à entrer au tribunal pour découvrir l’histoire d’un lieu de justice, sa fonction symbolique et politique, ses « grands procès » mais aussi le rôle des différents acteurs dans la procédure pénale ou le déroulement d’un procès d’assises.
Au Tribunal vous propose une visite virtuelle du Palais de justice de Paris, de nombreux témoignages croisés des différents acteurs de la Cour d’Assises, une variété de ressources sur les Grands procès qui s’y sont tenus ainsi qu’un module pédagogique sur le droit et la procédure pénale.

En savoir plus sur le projet et accéder à la visite.

Ouverture du Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines

Musée d'histoire de la justice, des crimes et des peines

Le CLAMOR lance le premier Musée nativement numérique sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Aux origines du Musée : Criminocorpus

Produit à l’initiative de la communauté scientifique, ce musée unique est issu d’une longue coopération originale entre chercheurs, ­archivistes, documentalistes et collectionneurs. Il prend appui sur l’intense activité de publications et de recherches menées depuis 10 ans autour du programme Criminocorpus.

Des bagnes aux tontons flingueurs, des faux-monnayeurs au Moyen Âge aux rebelles face à la justice, du code civil à l’ordonnance du 2 février 1945 relative à la justice des mineurs, de la criminologie à la peine de mort… ­Criminocorpus est devenu en dix ans une plateforme de référence du web scientifique en mettant articles et ressources documentaires à la disposition des ­étudiants, des enseignants, des chercheurs, des praticiens et des journalistes.

Un musée gratuit et librement accessible

En recomposant ses contenus sous la forme d’un musée, Criminocorpus entend poursuivre ses missions d’édition et de recherche tout en s’adressant à un plus large public afin de contribuer à une meilleure connaissance partagée de l’histoire ­méconnue de la justice, des crimes et des peines. Le Musée est régi par le ­CLAMOR (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice), une unité mixte de service placée sous la double tutelle du CNRS et du ministère de la Justice.
Librement accessible et totalement gratuit, le Musée présente à son ouverture un éventail de ressources numériques sans équivalent pour explorer la justice et son histoire.
Le site est organisé en cinq rubriques proposant des expositions thématiques ­(prisons, bagnes, peine de mort, art et justice), des visites de lieux de justice, des collections d’objets et de documents, des repères juridiques et chronologiques ainsi que des outils, instruments d’étude et de recherche. Le Musée ouvrira d’ici quelques mois un inventaire du patrimoine des lieux de justice auquel chacun ­pourra participer par la transmission d’informations, de photographies ou de documents.

Télécharger le dossier de presse.
Voir la vidéo de présentation du musée
Visiter le musée.