CLAMOR – La lettre d’information n°3

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous informer des dernières publications de Criminocorpus.

Ne manquez pas dans la revue, les premières mises en ligne du nouveau dossier thématique consacré à  « Folie et justice de l’Antiquité à l’époque contemporaine » (H. Ménard et M. Renneville)

et n’oubliez pas de suivre notre Blog : près d’une centaine de billets chaque mois pour rester au plus près de l’actualité sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles.

Bonne lecture.
Bien cordialement.

——————————————————————————

1. – LA REVUE

  •     Dossiers

Folie et justice de l’Antiquité à l’époque contemporaine

– Hélène Ménard et Marc Renneville
Présentation du dossier
(…)La question de la détermination des rapports entre folie et justice ouvre de fait un champ de réflexions, de discours et de pratiques à la fois très vaste et très ancienne. Elle renvoie aussi bien à l’appréciation de la responsabilité et de l’éventuel jugement qu’à l’encadrement de la prise en charge des « fous », à la limitation et à la reconnaissance de leurs « droits » et à la construction sociale des représentations de la folie et de la justice. Si ces thématiques ont fait l’objet d’une attention soutenue depuis les années 1970, en suscitant des études critiques sur les institutions et des débats passionnés sur l’interprétation des textes, le dossier ouvert sur Criminocorpus ne vise pas prioritairement à prolonger, alimenter ou reprendre la perspective critique qui présidait à ces travaux, souvent novateurs et heuristiques. Nous souhaitons ouvrir ce dossier à toutes les périodes de l’histoire en n’impliquant ni ne présupposant aucune interprétation transpériodique. Ce faisant, nous espérons favoriser la réflexion et les études sur des terrains précis en portant l’attention sur les moments de controverses (voire de ruptures) dans l’évolution des savoirs.

– Sandrine Vallar
Folie et droit romain – Quelques observations
Le droit romain distingue pour le furiosus, celui frappé par la folie, plusieurs types de furor selon leur gravité et/ou leur continuité. Ils présentent tous les mêmes caractéristiques : l’espoir de guérison, l’obligation de donner des soins, l’assistance ainsi que la garde matérielle (custodia) du malade traditionnellement assurée par la parenté proche.

– Maud Ternon
Hérétique ou dément ? Autour du procès de Thomas d’Apulie à Paris en 1388
En octobre 1388, un procès pour hérésie mené à Paris donne lieu pour la première fois à une expertise médicale de la folie. L’hérétique est déclaré fou par un collectif de médecins, ce qui lui permet d’échapper à la peine capitale. Tout au long du Moyen Âge, le motif de la folie (insania) est utilisé par l’Église pour diffamer certains dissidents et réduire leur influence sur les fidèles.

Les sources de la recherche

– Jean-Claude Vimont
Saint-Martin-de-Ré, prison politique. Les photographies d’Armand Belvisi
L’ouvrage Les sacrifiés de l’Algérie française, Ile-de-Ré est l’œuvre d’Armand Belvisi. Dans un « Appel à la jeunesse », publié en deuxième de couverture, il se présente ainsi « ancien combattant de l’Armée d’Afrique, ancien combattant de l’OAS ». Photographe et détenu politique pendant six longues années, il a pu réaliser des milliers de clichés dont une large sélection est présentée dans ce livre de 120 pages.

Signalons sur ce sujet l’exposition Entre détention politique et photographies, le regard d’un membre de l’OAS qui se tiendra le jeudi 25 février 2016 à Mont-Saint-Aignan et réalisée à l’initiative de Jean-Claude Vimont, qui travaillait en 2015 à la mise en ligne sur Criminocorpus de la collection de clichés réalisés par Armand Belvisi.
Plus d’informations, par ici.

  • Comptes rendus

Marie Houllemare et Diane Roussel (dir.), Les justices locales et les justiciables. La proximité judiciaire en France du Moyen Âge à l’époque moderne

Cet ouvrage rassemble quinze contributeurs (historiens et historiens du droit) en plus de l’introduction (M. Houllemare-D. Roussel) et des conclusions (O. Descamps).

– Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Myriam Soria (dir.), Les Vénéneuses. Figures d’empoisonneuses de l’Antiquité à nos jours

Ce livre rassemble vingt-deux communications en français, sous la direction de Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud et Myriam Soria, reconnus pour leurs nombreux travaux sur l’histoire des femmes et de la justice.


2. – LE PORTAIL

  • Bibliothèque (dernières mises en ligne)

Détective : Plus de 500 numéros issus de la collection conservée par la BiLiPo disponibles à la consultation en ligne

Police Magazine : plus de 60 nouveaux numéros mis en ligne ce mois-ci, soit plus de 400 numéros désormais disponibles à la consultation en ligne, couvrant la période 1930-1939. En partenariat avec la BiLiPo

L’Œil de la Police  (En cours d’édition)

Police scientifique/Bertillonnage
Cette collection est réalisée en coopération avec le Service régional de l’identité judiciaire de la Préfecture de Police de Paris dont certains documents à caractère historique sont souvent rares et méconnus.
Cette collection s’enrichit régulièrement, n’hésitez pas à la consulter pour découvrir de nouveaux documents.


3.- CRIMINOCORPUS en DIRECT : pour nous suivre, participer et réagir…

Blog
Facebook
Twitter

Vous avez un projet d’exposition sur l’histoire de la justice ? Des actes de colloque à publier ou une proposition d’article ? Un corpus à numériser ? Une base de données à mettre en ligne ?
Le CLAMOR peut vous accompagner à différentes étapes de votre projet numérique en vous apportant conseils, aide à la publication, à la numérisation ou à la documentarisation des données. Vous aussi devenez contributeur de Criminocorpus !

et une adresse pour contacter la rédaction : redaction@criminocorpus.org

Nous vous remercions de votre fidélité.

Pour l’équipe de Criminocorpus.
Nadine Dardenne

———————————————————————————-

CLAMOR – La lettre d’information –  n° 3 – Février 2016

———————————————————————————-

La lettre d’information est publiée par le CLAMOR, le Centre pour les Humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726).
Pour s’abonner à la lettre d’information : https://groups.openedition.org/sympa/subscribe/criminocorpus

CLAMOR – La lettre d’information n°2

Nous avons le plaisir de vous informer des dernières publications de Criminocorpus, en vous adressant nos meilleurs vœux pour l’année 2016 !

L’équipe du CLAMOR est pleinement opérationnelle depuis début janvier.
Nous espérons que vous nous suivrez encore cette année avec trois nouveaux projets :
1. La refonte du site « criminocorpus.org » afin d’en rendre l’exploration plus facile à partir de tablettes et smartphones et d’ajouter une dimension collaborative à certaines parties
2. La mise en ligne d’une visite multimédia du palais de justice de Paris (en partenariat avec Sciences Po)
3. L’initiation d’une recherche-inventaire sur le patrimoine carcéral normand (en partenariat avec l’Université de Rouen et l’ENAP) et le patrimoine judiciaire de la France (en partenariat avec les Archives nationales).

1. – LA REVUE

  • Dossiers

Musique et justice

– Jean-Claude Vimont
Pieds Noirs Rythmes : un orchestre de détenus OAS dans le « Sing-Sing » français De 1962 à 1968, plusieurs centaines de condamnés activistes membres de l’OAS, partisans de l’Algérie française, furent incarcérés dans la caserne Thoiras, une prison cellulaire de sécurité installée à proximité de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré. Ils y jouirent d’un régime de détention politique particulièrement favorable, pourvu de nombreux privilèges. Plusieurs prisonniers constituèrent un orchestre, « Pieds Noirs Rythmes ».

[Note de la rédaction : Cet article a été envoyé quelques jours avant le décès de notre collègue et ami Jean-Claude Vimont en octobre 2015. Un dernier cadeau, un dernier témoignage de son intense activité et de ses grandes qualités d’historien dont il aura fait preuve tout au long de sa carrière.]

  • Actes de colloques et journées d’études 

les fourches Patibulaires du Moyen Âge à l’époque moderne. Approche interdisciplinaire –  MSH d’Aquitaine – 23-24 janvier 2014 (en cours de publication).
En regroupant les contributions de chercheurs issus de sciences diverses mais complémentaires, le dossier proposé ici met en évidence une approche interdisciplinaire appliquée à l’étude d’un thème de recherche encore inédite en France : les gibets et les fourches patibulaires médiévales et modernes.

– Flocel Sabaté
Les fourches patibulaires en Catalogne au bas Moyen Âge
Dans une société dominée par la symbolique, les fourches patibulaires sont à la fois un objet et son sens, c’est-à-dire l’instrument pour appliquer la peine de mort à une population non privilégiée et le signe du pouvoir qui l’applique.

– Christophe Regina
Exhiber le crime vaincu : les fourches patibulaires et la justice criminelle sous l’Ancien Régime.
L’objet de cet article est de montrer de quelles manières l’usage des fourches patibulaires permet au monarque d’affirmer son autorité, non seulement en domestiquant une noblesse qui ne remplit plus vraiment ses fonctions premières, à savoir celles de la guerre, jalouse de ses privilèges, mais aussi en domestiquant ses sujets qu’il faut éduquer afin de préserver le repos public. Il s’agira également de penser en terme de représentations : Les fourches patibulaires, si elles étaient redoutables, étaient-elles pour autant redoutées ?

– Samantha Frénée
Pirates and Gallows at Execution Dock : Nautical Justice in Early Modern England
Execution Dock à Wapping était un espace performatif sur la Tamise à Londres ; un endroit où des pirates et d’autres criminels nautiques étaient exécutés en public par pendaison. Wapping était le site où la justice maritime était vue et exhibée afin d’avertir les autres de l’omnipotence de l’amirauté anglaise. À travers les textes littéraires et non-littéraires cet article examine les représentations d’une telle justice pour les pirates, au début des temps modernes anglais, période à laquelle le mot « pirate » était une expression très inexacte et fluctuante.

– Cécile Voyer
Fourches patibulaires et corps suppliciés dans les enluminures des XIVe-XVe siècles
Dans les représentations des XIVe-XVe siècles, les figures des fourches patibulaires, des gibets et des pendus servent à définir une société, un monde où l’ordre est restauré, l’harmonie rétablie grâce à l’exercice d’une bonne justice. Le fauteur de trouble est rejeté aux marges de la société, la pendaison – peine de relégation – permet à la société de retrouver sa cohésion après que le criminel en ait été exclu.
Derrière chaque image de pendu se cache celle de Judas, le traître par excellence, condamné à une mort sans fin. C’est pourquoi dans les manuscrits d’histoire, les Chroniques, la déchéance du condamné, futur damné, est clairement signifiée.

– Pavlína Mašková et Daniel Wojtucki
L’archéologie des lieux d’exécution en République Tchèque et en Basse-Silésie (Pologne)
L’article a pour objectif de présenter les résultats des fouilles archéologiques préventives et programmées réalisées sur les lieux d’exécution en République Tchèque et en Basse-Silésie (Pologne). Il s’intéresse à la typologie de ces structures (plan, matériaux de construction, etc.) et les présente comme des lieux dédiés à l’inhumation des condamnés à mort et des suicidés. Privés de sépulture chrétienne, ces défunts sont alors enterrés sans aucun soin, dans des positions et des orientations variées. En ce sens, ces quelques pages s’intéressent également à la problématique liée à l’interprétation des inhumations atypiques médiévales et modernes.

  • Comptes rendus
    – Jean-Michel Armand. L’argot des prisons. Dictionnaire du jargon taulard et maton du bagne à nos jours
    Fort de ses quarante ans d’exercice dans l’administration pénitentiaire, Jean-Michel Armand propose un petit dictionnaire de l’argot des prisons. Ce dernier, non exhaustif, donne l’occasion de suivre l’évolution du langage des prisons, des néologismes des bagnes à l’ancienne aux expressions issues des établissements contemporains.

– Benoît Garnot. Histoire des juges en France de l’Ancien Régime à nos jours
Cinq ans après la parution d’une Histoire de la justice – présentée comme une histoire sociale de la justice – du XVIe siècle à nos jours, Benoît Garnot, professeur d’histoire moderne à l’université de Bourgogne, publie pour la même période, en près de quatre cents pages, une Histoire des juges en France. Benoît Garnot livre une étude du « corps social » derrière lequel les juges se sont constitués, c’est-à-dire le « groupe soudé, non seulement par une communauté d’activités professionnelles, mais aussi par des revendications sociales, des valeurs morales et des solidarités, ainsi que des manières de vivre spécifiques, tant matérielles que culturelles, ce qui n’exclut pas des conflits internes et des divisions.

– Martine Charageat et Mathieu Soula (dir.). Dénoncer le crime du Moyen Âge au XIXe siècle
Cet ouvrage, écrit principalement en français, rassemble vingt contributions à une réflexion initiée par Martine Charageat et Mathieu Soula, respectivement historienne et historien du droit, sur l’histoire de la dénonciation judiciaire entre le XIIe et le XIXe siècle.

– Riadh Ben Khalifa, Délinquance en temps de crise. L’ordinaire exceptionnel devant la juridiction criminelle des Alpes-Maritimes (1938-1944)
Cet ouvrage est  issu d’une thèse de doctorat soutenu en novembre 2009 l’Université de Nice Sophia Antipolis. Remarquablement écrit, il devra être lu et médité et par les historiens de la justice qui y trouveront un modèle d’analyse dialectique des rapport entre délinquance et fonctionnement des institutions pénales replacées dans leur contexte législatif et historique.

2. – LE PORTAIL

  • Bibliothèque (dernières mises en ligne)

Détective (depuis quelques jours le cap des 400 numéros en ligne est franchi !)

Police Magazine (En cours d’édition)

L’Œil de la Police  (En cours d’édition)

Police scientifique/Bertillonnage
Cette collection est réalisée en coopération avec le Service régional de l’identité judiciaire de la Préfecture de Police de Paris dont certains documents à caractère historique – souvent rares et méconnus.
Cette collection s’enrichit régulièrement, n’hésitez pas à venir la consulter pour découvrir de nouveaux documents.

3.- CRIMINOCORPUS en DIRECT : pour nous suivre, participer et réagir…

le Blog
Facebook
Twitter

et une adresse pour contacter la rédaction : redaction@criminocorpus.org

————————————————————————————————————————–

CLAMOR – La lettre d’information –  n° 2 – Décembre 2015-Janvier 2016
Pour s’abonner à la lettre d’information : https://groups.openedition.org/sympa/subscribe/criminocorpus
Pour se désabonner de la lettre d’information : https://groups.openedition.org/sympa/sigrequest/criminocorpus

CLAMOR – La lettre d’information n°1

Après quelques mois d’absence, nous avons le plaisir de revenir vers vous pour vous adresser les dernières nouvelles de Criminocorpus.
La plateforme est désormais portée par le CLAMOR, le Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice, une Unité Mixte de Services, créée par le CNRS et le Ministère de la justice en partenariat avec les Archives nationales de France.
Cette création va permettre à Criminocorpus de poursuivre dans les meilleures conditions possibles, le travail entrepris depuis dix ans autour de l’histoire de la justice, des crimes et des peines.

1. – LA REVUE

  • Dossiers 

Varia
– Anna Le Pennec
La violence dans les maisons centrales de femmes de Cadillac et de Montpellier au XIXe siècle
« La dite Guyot venait de déclarer qu’elle était décidée à tuer quelqu’un »

Marque de virilité symptomatique d’un monde de la virilité, la violence carcérale est automatiquement associée à une pratique d’hommes. Pourtant, les archives pénitentiaires témoignent de nombreuses agressions physiques et verbales dans les centrales de femmes non-mixtes du Sud-Ouest de la France au XIXe siècle.

Les sources de la recherche
– Diane Roussel
« Deux vauriens ». Interrogatoires de deux vagabonds devant la justice de Clairvaux (1513),
Cet article constitue la présentation de la transcription annotée d’un procès mené devant la justice de Clairvaux en 1513 et disponible dans la bibliothèque de Criminocorpus.

Justice et détention politique
Jean-Claude Vimont
« Les emprisonnements des maoïstes et la détention politique en France (1970-1971),
En 1970 et 1971, des militants d’extrême gauche incarcérés en France menèrent deux grèves de la faim pour obtenir le bénéfice d’un régime politique de détention. Une large mobilisation accompagna ce combat. Les prisonniers découvrirent l’univers carcéral et manifestèrent leur solidarité avec les détenus de droit commun. À l’issue de ce mouvement naquit le Groupe d’Information sur les Prisons, animé notamment par Michel Foucault.

  • Actes de colloques et journées d’études :

Les fourches Patibulaires du Moyen Âge à l’époque moderne. Approche interdisciplinaire –  MSH d’Aquitaine – 23-24 janvier 2014 (en cours de publication).

– Martine Charageat et Mathieu Vivas
Les fourches patibulaires du Moyen Âge à l’Époque moderne. Approche interdisciplinaire
En regroupant les contributions de chercheurs issus de sciences diverses mais complémentaires, le dossier proposé ici met en évidence une approche interdisciplinaire appliquée à l’étude d’un thème de recherche encore inédite en France : les gibets et les fourches patibulaires médiévales et modernes.

– Fabrice Mauclair
Un objet d’histoire (presque) introuvable : les fourches patibulaires dans les sources tourangelles (xiiie-xviiie siècles)
À partir de l’exemple de l’Indre-et-Loire, cet article s’interroge sur les traces laissées par les fourches patibulaires dans les dépôts d’archives des départements français. Si dans le territoire étudié les anciens lieux d’exécution et d’exposition ont fortement marqué le paysage (en inspirant de nombreux toponymes) force est de constater qu’ils n’apparaissent quasiment pas dans les sources conservées.

– Vincent Challet
Les fourches sont-elles vraiment patibulaires ? Les fourches et leur contraire à partir de quelques exemples languedociens
Toute analyse des fourches patibulaires doit s’inscrire dans une étude plus large du système de communication qui s’établit entre justice et justiciables au sein d’un territoire donné. Marqueurs de domination seigneuriale, les gibets constituent un symbole visuel fort et jouent, en bien des lieux, un rôle de délimitation territoriale dont la fonction se doit d’être réactivée périodiquement par une pendaison effective.

– Michelle Bubenicek
« Et encourt sont les dictes forches en la dicte place toutes droictes… ». La guerre des gibets dans l’État bourguignon naissant (Franche-Comté, 1380-1400)
Au même titre que les panonceaux qui marquent physiquement le territoire au nom du Prince, les gibets donnent à voir la progression de sa justice souveraine, et, partant, de son autorité politique. Encore faut-il cependant que ces marqueurs soient acceptés, et les fourches laissées droites… Cette prise de possession physique du territoire acquiert en tout cas une importance majeure dans le cadre d’un espace politique en pleine constitution, comme pouvait l’être l’État bourguignon naissant.

  • Comptes rendus

Benoît Garnot et Bruno Lemesle (dir.), La justice entre droit et conscience du XIIIe au XVIIIe siècle
Cet ouvrage collectif rassemble les contributions d’une vingtaine d’auteur(e)s spécialistes d’histoire médiévale et moderne, mais également de littérature, de philosophie et d’histoire du droit.

Antoine Follain, Blaison Barisel. Le pire officier du duc de Lorraine
L’enquête historique présentée par Antoine Follain reprend la réflexion menée dans le séminaire de l’université de Strasbourg sur les relais et les représentants du pouvoir, à partir de l’étude d’un cas : le procès de l’officier du duc de Lorraine Blaison Barisel et de ses complices, qui s’est tenu à Plombières dans la prévôté du baillage des Vosges en 1573.

Alain Denizet, L’affaire Brierre. Un crime insensé à la Belle Époque
Dans les années « Trente » un éditeur lança une collection, qui comprendra plus d’une vingtaine de titres, consacrée à des faits divers célèbres. Chaque volume avait le format d’un magazine et disposait d’une trentaine de pages. L’affaire Brierre, publiée en 1932, porte le numéro 24 et s’intitule Le massacre des innocents. Figure criminelle beauceronne, Brierre rejoint ainsi au panthéon du crime, du moins pour les lecteurs de l’entre-deux-guerres, Marie Lafarge, Prado, Pranzini le docteur Bougrat et quelques autres premiers couteaux. Alain Denizet, dans un livre alerte et bien renseigné, ne s’est pas intéressé à la mémoire du crime, mais a effectué une plongée dans les archives pour saisir cette affaire criminelle entre 1900 et 1914.

Charles Guérin, La voix de la vérité. Témoin et témoignage dans les tribunaux romains du Ier siècle avant J.-C.
Charles Guérin propose à ses lecteurs une réflexion à la croisée de l’histoire des pratiques intellectuelles, de l’histoire des pratiques judiciaires et de l’histoire de la rhétorique, champs proches mais en général assez fermés sur eux-mêmes. Le présent ouvrage, issu du mémoire inédit d’habilitation, s’appuie sur une connaissance fine du corpus cicéronien – traités rhétoriques et discours judiciaires, surtout dans le cadre des iudicia publica mais aussi d’affaires privées –, et de sources non cicéroniennes : la Rhétorique à Herennius, l’Institution oratoire de Quintilien, les sources juridiques d’époque républicaine et impériale.

2. – LE PORTAIL

  • Partenariats

– Bilipo
La Bibliothèque des littératures policières (BILIPO) et Criminocorpus viennent de s’engager dans un partenariat documentaire afin de développer et valoriser les thématiques des littératures policières et d’espionnage en ligne. Ce partenariat porte sur la mise en ligne des expositions organisées par la BILIPO ainsi que sur la mise à disposition dans la bibliothèque Criminocorpus de fonds numérisés (voir ci-dessous : L’Oeil de la police, Détective et Police-Magazine)
Plus d’infos

  •   Expositions virtuelles

– Bibliothèque des Littératures Policières (BiLiPo). De Fantômas à Méphisto : René Navarre (1877-1968). L’artiste aux mille visages
Cette exposition reprend en partie l’exposition De Fantômas à Méphisto : René Navarre, 1977-1968. L’artiste aux mille visages, organisée à la Bibliothèque des Littératures Policières (BiLiPo) du 5 mai au 1er août 2015.

– Marie-Hélène Bonnet, Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital. La santé mentale en prison
Cette exposition retrace l’évolution du traitement de la souffrance psychique dans des situations d’enfermement depuis le XVIIIe siècle, ère d’avènement de la psychiatrie aliéniste, jusqu’à aujourd’hui.

– Laurence Guignard, Jean-Claude Farcy. La prison de Bicêtre
Cette exposition illustre à grands traits l’histoire de la prison de Bicêtre, étroitement associée à l’hospice du même nom, même après la séparation administrative entre les deux établissements au début de la Révolution. La prison gardera jusqu’à sa fin, en 1836, l’empreinte de ses origines, celles de l’hôpital général renfermant pauvres, mendiants, malades, fous, criminels et toutes sortes de déviants.

  • Visites virtuelles

Visite virtuelle de la maison d’arrêt de Paris La Santé
Dernière prison parisienne active dans la capitale, la maison d’arrêt de la santé a fermé ses portes en 2014 pour permettre la réalisation d’importants travaux de rénovation et d’aménagement. Elle a fait l’objet d’une ouverture exceptionnelle au public lors des journées européennes du patrimoine de 2014. Partenaire de l’événement, Criminocorpus a réalisé une visite virtuelle de l’établissement qui vous mènera des sous-sols jusqu’aux combles.

  • Bibliothèque

– Collection Léon Collin
Médecin militaire, le docteur Léon Collin (1887-1970) a eu l’occasion durant sa carrière de connaître les bagnes de Guyane entre 1907 et 1910 puis de séjourner en Nouvelle-Calédonie de 1910 à 1913. Sa curiosité et son regard scientifique l’ont incité à accumuler une riche documentation.

– Collection Armand Belvisi
Cette collection contient des photographies réalisées de 1963 à 1968 par Armand Belvisi, détenu dans la prison de Saint-Martin-de-Ré, prison qui reçu des membres de l’OAS condamnés à de lourdes peines.

Détective (En cours d’édition)

Police Magazine (En cours d’édition)

L’Œil de la Police  (En cours d’édition)

Police scientifique/Bertillonnage
Cette collection est réalisée en coopération avec le Service régional de l’identité judiciaire de la Préfecture de Police de Paris dont certains documents à caractère historique – souvent rares et méconnus.
Cette collection s’enrichit régulièrement, n’hésitez pas à venir la consulter pour découvrir de nouveaux documents.

Documentaire court-métrage de présentation de l’exposition « Un oeil sur le crime. Alphonse Bertillon, précurseur de la police scientifique« . Réalisée à l’initiative de Pierre Piazza avec la collaboration de Pascal-Vincent Bertillon, cette exposition s’est tenue au musée municipal de Vire, du 29 avril au 1er novembre 2015.

  • Varia

– Transcription annotée par Diane Roussel de « Deux vauriens ». Interrogatoires de deux vagabonds devant la justice de Clairvaux (1513).
– Transcription par Faustine Rocha des plaidoiries du 13 juillet 1484 et du 23 juillet 1484 concernant l’affaire Beson (Parlement de Paris).
– Vidéo de la conférence de Jean-Claude Farcy, La peine de mort en France. Deux siècles pour une abolition (2011)

3.- CRIMINOCORPUS en DIRECT : pour nous suivre, participer et réagir…

le Blog
Facebook
Twitter

et une nouvelle adresse pour contacter la rédaction : redaction@criminocorpus.org

__________________
CLAMOR – La lettre d’information –  n° 1 – Novembre 2015
Pour s’abonner à la lettre d’information : https://groups.openedition.org/sympa/subscribe/criminocorpus
Pour se désabonner de la lettre d’information : https://groups.openedition.org/sympa/sigrequest/criminocorpus

La lettre d’information CLAMOR-Criminocorpus

Criminocorpus a proposé dès sa création en 2005 une lettre d’information pour les personnes qui souhaitaient suivre son activité de mise en ligne et l’actualité de l’histoire de la justice en ligne. Faute de temps et de moyens, cette lettre a souvent été interrompue.

Le CLAMOR va relancer ce service en proposant désormais une parution mensuelle régulière, avec diffusion directe par courriel pour les abonnés puis archivage en ligne dans cette rubrique.

Première Lettre prévue : fin novembre 2015.