Histoire de la justice et patrimoine judiciaire. Séminaire EHESS (2019-2020)

séminaire histoire justice renneville Le séminaire interroge l’histoire de la justice et ses formes de patrimonialisation. L’histoire de la justice est abordée par la fabrique de la conviction judiciaire pour saisir le processus aboutissant à une décision de justice, que celle-ci soit consensuelle ou contestée par les lectures médiatiques ou littéraires. La réflexion est menée à partir d’affaires judiciaires des XIXe-XXe siècles en France. Le deuxième axe questionne la notion de patrimoine judiciaire, son extension (matériel, immatériel) et ses recoupements avec d’autres domaines (patrimoine scientifique, patrimoine numérique). On s’intéresse ici aux savoirs, aux pratiques et aux mémoires des lieux de justice, aux modalités de leur valorisation (accès public, muséographie, documentaire, dispositifs numériques) et aux usages sociaux de ce patrimoine sombre.

Responsable : Marc Renneville (centre A. Koyré UMR 8560, Clamor UMS 3726)

Horaires : 2e et 4e lundis du mois de 15 h à 17 h, du 14 octobre 2019 au 8 juin 2020

Lieu : EHESS, salle 6, 105 bd Raspail 75006 Paris

Dates des séances 2019-2020 : Lundi 14 octobre 2019, 25 novembre, 9 décembre, 13 janvier 2020, 27 janvier 2020, 10 février, 9 mars, 23 mars, 27 avril, 11 mai, 25 mai et 8 juin.

Renseignements complémentaires sur le site de l’EHESS

Colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu (2/3 avril 2019, Archives nationales, BnF, Paris)

Trois générations marquent l’historiographie récente des canards criminels. Jean-Pierre Seguin, le pionnier, les a tirés de l’ombre au tournant des années 1960, puis, dans les années 1980, en particulier en Bretagne, la recherche sur les « chansons sur feuilles volantes » a connu un grand succès. Enfin, la mise en ligne récente de la base de données « Complaintes criminelles 1870-1940 » sur le site Criminocorpus ouvre un nouveau chantier visant à interroger les derniers soubresauts de cette forme, des débuts de la IIIe République à la Seconde Guerre mondiale. Le propos de ce colloque est de poser les jalons d’une nouvelle approche pluridisciplinaire des complaintes criminelles, qui peuvent être considérées comme des sources auxiliaires à l’histoire des délits et des peines, des pratiques populaires de paralittérature, des médias « alternatifs » avant l’heure ou encore des témoins des goûts musicaux populaires.

Mardi 2 avril 2019
Archives Nationales (site Pierrefitte-sur-Seine)
Grand amphithéâtre

10h – Accueil – Introduction

Faits divers chantés
Présidente de séance : Anne-Emmanuelle DEMARTINI

10h20 – Frédéric CHAUVAUD
L’affaire aux 17 complaintes. Le crime d’Henri Pranzini (1887)
10h45 – Marc RENNEVILLE
Des complaintes à l’image du crime ? L’Affaire Vacher (1897-1898)
11h10 – Sophie VICTORIEN / Pierre GUILLARD
L’affaire Redureau, Le crime de Bas-Briacé
11h35 – Discussions
12h00 – Repas

Complaintes ou chansons ?
Présidente de séance : Éva GUILLOREL

13h30 – Philippe ORIOL
L’Affaire en chansons
13h55 – Jean-Yves MOLLIER
Pleurer les victimes de Panama ou subvertir les institutions
14h20 – Discussions
14h45 – Pause

Écrire des complaintes

15h00 – Claude RIBOUILLAULT
Oralité écrite, littérale ou littéraire ?
15h25 – Nils COUTURIER
« Artiste et assassin » : Jules Laforgue et la complainte criminelle
15h50 – Xavier VIDAL
Complaintes criminelles francophones recueillies en territoire occitan
16h15 – Discussions

Mercredi 3 avril 2019
Bibliothèque Nationale de France Site François-Mitterrand
Petit auditorium

Canards, édition & collections
Présidente de séance : Marlène BELLY

10h – J.F. «Maxou» HEINTZEN
Essai de typologie canardière
10h25 – Philippe NIETO
Le son et l’image
10h50 – Joann ÉLART
Quelques canards et complaintes imprimés à Rouen entre la Révolution et l’Empire
11h15 – Agnès SANDRAS
Pour une « archéologie » comparée des chansons sur les parricides et les infanticides
11h40 – Olivier JUSTAFRÉ
Complaintes criminelles, le cas Bazouge
12h05 – Discussions
12h30 – Repas

Chanter les complaintes
Président de séance : Dominique KALIFA

14h15 – Sophie-Anne LETERRIER
L’air de Fualdès
14h40 – Philippe DARRIULAT
Chanter le crime à l’heure de l’invention des cafés-concerts parisiens sous le Second Empire
15h05 – Pause
15h20 – Marie GOUPIL-LUCAS-FONTAINE
La Complainte de la scène : de la complainte des rues à la chanson réaliste. Héritages, transferts, singularités (1880-1940)
15h45 – Una McILVENNA
Chanter les complaintes criminelles à travers l’Europe
16h10 – Discussions

Durant les deux journées du colloque, au gré des intervenants, des complaintes criminelles seront interprétées – partiellement ou in-extenso – par Catherine Perrier, Roland Brou, Patrick Couton et J.F. «Maxou» Heintzen.

Lieux du colloque :
Mardi 2 avril 2019, le colloque se tiendra aux Archives nationales de France
59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte-sur-Seine
Grand auditorium
Métro : Saint-Denis Université (Ligne 13)

Mercredi 3 avril 2019, le colloque se tiendra à la
Bibliothèque Nationale de France
Site François-Mitterrand. Quai François Mauriac. Paris 13e.
Petit auditorium
Métro : quai de France (ligne 6) ou Bibliothèque nationale de France (ligne 14)

Entrée libre mais inscription nécessaire auprès de
clamor@criminocorpus.org

Organisateurs : Jean-François «Maxou» HEINTZEN, Sophie VICTORIEN

Comité scientifique : Olivier BELIN (université de Cergy-Pontoise), Romain BENINI (université Paris-Sorbonne), Olivier BOSC (Bnf, Bibliothèque de l’Arsenal), Jean-Claude FARCY (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Jean-François Maxou HEINTZEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Sophie-Anne LETERRIER (université d’Artois), Gaetano MANFREDONIA (Bibliothèque de Corrèze), Jean-Yves MOLLIER (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), John MULLEN (université de Rouen), Philippe NIETO (Archives nationales de France), Philippe ORIOL (Cesacom), Anne PASQUIGNON (BnF), Marc RENNEVILLE (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice), Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Ce colloque est organisé par le CLAMOR, en partenariat avec
les Archives nationales de France  et la Bibliothèque nationale de France.
Il a reçu le label 80 ans du CNRS.

Séminaire Histoire de la justice et patrimoine judiciaire (2018-2019)

Le séminaire « histoire de la justice et patrimoine judiciaire » porte deux axes de réflexion. Le premier consiste à explorer des affaires criminelles dans leurs dimensions judiciaires, médiatiques et littéraires. On s’intéressera notamment à la fabrique de la conviction judiciaire à partir des éléments matériels produits par l’enquête. Pièces de procédure, sources policières et imprimés seront confrontés pour saisir le processus aboutissant à une décision de justice, que celle-ci soit consensuelle ou contestée par les lectures médiatiques ou littéraires. Une attention particulière sera portée aux sources et à leur interprétation.

Le deuxième axe questionne la notion de patrimoine judiciaire, son extension (patrimoine matériel, immatériel) et ses recoupements avec d’autres domaines (patrimoine scientifique, patrimoine numérique). Cette notion sera appréhendée par les savoirs, les pratiques et les mémoires des lieux de justice (de jugement et d’exécution des peines), par les sources de leur histoire, par les modalités de leur valorisation (accès public, dispositifs numériques) et les usages sociaux de ce patrimoine sombre.

Responsable : Marc Renneville (centre A. Koyré UMR 8560, Clamor UMS 3726)

Horaires : Les séances se dérouleront le lundi de 14 à 16h aux dates suivantes : Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018, 14 janvier 2019, 11 mars, 1er avril et 13 mai.

Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, salle B01-18

Programme indicatif des séances 2018-2019 :

Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018 et 14 janvier 2019 : l’affaire Joseph Vacher (1896-1899)

Lundi 11 mars  2019 : La prison militaire du Cherche-Midi (intervenants : Cécilia Rouilly et Jacky Tronel)

Mardi 2 avril : Les complaintes criminelles sur l’affaire Vacher (colloque sur les Complaintes criminelles)

Lundi 13 mai 2019 : Les images dans l’affaire Vacher (avec Hervé Colombani, sous réserve)

Modalité d’accès : Ce séminaire est particulièrement destiné aux étudiants porteurs d’un projet de recherche. Il est ouvert à tout participant moyennant inscription préalable auprès de l’enseignant (marc.renneville[at]cnrs.fr). Une validation pédagogique est possible selon les cursus. Elle doit être déterminée au moment de l’inscription

Colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu

Appel à communication pour le colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu
(2-3 avril 2019, Archives nationales, BnF, Paris)

La complainte criminelle – au sens strict du terme, un texte chanté narrant dans un but informatif et/ou édifiant les détails d’un authentique fait divers criminel – s’inscrit dans une histoire longue, depuis les occasionnels du XVIe siècle, jusqu’aux « Canards sanglants » du premier XIXe siècle. Autrefois tiré de l’oubli par des collectionneurs, ou des érudits, ce type d’éphémère est l’objet d’une attention par trop occasionnelle.

Trois générations marquent l’historiographie récente des canards criminels. Jean-Pierre Seguin, le pionnier, les a tirés de l’ombre au tournant des années 1960, puis, dans les années 1980, en particulier en Bretagne, la recherche sur les « chansons sur feuilles volantes » a connu un grand succès. Enfin, la mise en ligne récente de la base de données « Complaintes criminelles 1870-1940 » sur le site Criminocorpus ouvre un nouveau chantier visant à interroger les derniers soubresauts de cette forme, des débuts de la IIIe République à la Seconde Guerre mondiale.

Le propos de ce colloque est de poser les jalons d’une nouvelle approche pluridisciplinaire des complaintes criminelles,  qui peuvent être considérées comme des sources auxiliaires à l’histoire des délits et des peines, des pratiques populaires de paralittérature, des médias « alternatifs » avant l’heure ou encore des témoins des goûts musicaux populaires.

Les contributions pourront s’inscrire dans les axes thématiques et les questionnements suivants :

1) La définition du corpus
Il s’agit d’interroger la définition de la complainte criminelle donnée supra, d’aller au-delà du crime au sens pénal du terme, et de l’étendre à tout texte chanté traitant d’un évènement « criminalisé », i.e. perçu comme tel ? Pensons à certaines catastrophes industrielles, aux scandales politico-financiers, ou l’expression du militantisme, en particulier anarchiste.

2) L’inventaire des « canards » conservés dans les collections publiques
Entre archives et bibliothèques, le classement, le catalogage, l’indexation des éphémères est multiple. Réunis en recueils factices ici, disséminés dans des fonds d’érudits là, rattachés ou non aux fonds musicaux ailleurs, leur traque est un travail de longue haleine. Quelle logique a guidé leur classement ? Comment rendre plus aisée la recherche des « canards » et les valoriser ?

3) La singularité médiatique des complaintes
La forme chantée inscrit ce matériau dans une sociabilité musicale et des circulations de répertoires, de l’édition au for privé, des feuilles volantes aux cahiers de chansons. La complainte, de ce fait, suit les goûts populaires. Ses mutations, qu’elles soient formelles ou musicales n’illustrent-elles pas les avatars des répertoires appréciés, consommés ou pratiqués, de la rue au caf’conc’ ? Deux approches mériteraient d’être valorisées : L’étude musicologique du répertoire (L’occurrence des timbres choisis, l’évolution formelle des complaintes, etc.) et la pratique effective du chant des complaintes, hier et aujourd’hui.

4) Les liens de la complainte à l’image
Parmi tous les codes sémantiques utilisés par le canard, véritable média préfigurant l’audio-visuel, l’iconographie complète, paraphrase, illustre la complainte. Du bois gravé au cliché typographique jusqu’à la photographie, l’image, par sa créativité ou son réemploi n’est-elle pas une clé pour apprécier la réception d’un chant quasi indissociable d’un visuel ?

5) Les aspects linguistiques et littéraires de la complainte
La nature de la langue employée est relativement ambiguë. Le corpus n’est pas homogène : il réunit des chansonniers parisiens maniant le double sens, les textes à clefs, ou un humour vachard, avec des chanteurs ambulants à la syntaxe approximative, au style parlé, tentant maladroitement de s’approprier des codes d’écriture parfois un peu sophistiqués pour eux. Il serait intéressant également de se pencher sur l’usage des langues régionales et du patois dans les complaintes criminelles afin d’en mesure l’importance, l’usage et l’appropriation à une échelle plus locale.

6) L’approche éditoriale des complaintes
Le manque de détails éditoriaux sur les complaintes criminelles. Quels en sont les auteurs ? Qui les édite ? À quelle date ? Qui les vend ? Comment s’organise la production et la diffusion d’un média qui échappe régulièrement au dépôt légal ?

7) La dimension internationale de la complainte criminelle
Un peu partout à travers le monde, du Brésil à l’Inde, ce répertoire est attesté, jusqu’à posséder encore aujourd’hui une réelle actualité, et une créativité reconnue. Des études sur d’autres aires géographiques, des Murder ballads à la littérature de Cordel seraient précieuses dans une vision comparative.

Pour faire le point sur « l’état de l’art » en la matière, et croiser les points de vue entre chercheurs et professionnels issus de champs divers (historiens de la justice, des médias, de l’édition ou de l’art, musicologues, spécialistes de la littérature comparée, bibliothécaires, archivistes, conservateurs, etc.), ce colloque se propose d’être un moment d’échanges pour jeter les bases d’un chantier qui tirera de l’ombre ces sources modestes, discrètes – voire même parfois discréditées –, dont l’intérêt va bien au-delà de leur singularité.

Organisation : Jean-François Maxou HEINTZEN et Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Comité scientifique :
–  Olivier Belin (université de Cergy-Pontoise)
– Romain Benini (université Paris-Sorbonne)
– Jean-Claude Farcy (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Jean-François Maxou HEINTZEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Sophie-Anne Leterrier (université d’Artois)
– Gaetano Manfredonia (Bibliothèque de Corrèze)
– Jean-Yves Mollier (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)
– John MULLEN (université de Rouen)
– Philippe Nieto  (Archives nationales de France)
– Philippe ORIOL (Cesacom)
– Anne PASQUIGNON  (BnF)
–  Marc RENNEVILLE (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Partenaires
CLAMOR/CRIMINOCORPUS
BnF
Archives Nationales

Les propositions de communication sont à soumettre avant le 30 novembre 2018 à l’adresse suivante : redaction@criminocorpus.org

Elles comprendront le titre de la communication, un bref résumé (1000 signes maximum) et une courte présentation bibliographique (500 signes maximum).

Les communications retenues par le comité scientifique qui se réunira en décembre 2018 pourront être prononcées en français ou en anglais.

Journée d’étude Humanités numériques et histoire de la justice


Regards croisés sur le patrimoine judiciaire

Jeudi 4 octobre 2018

Le thème de la deuxième journée d’étude annuelle du CLAMOR porte sur le patrimoine judiciaire. Cette thématique s’inscrit dans le cadre de deux recherches menées conjointement : Hugo, patrimoine des lieux de justice, projet financé par la mission de recherche Droit et Justice et Patrimoine carcéral normand, porté par l’université de Rouen et initié par Jean-Claude Vimont.

Cette journée entend aborder la question du patrimoine judiciaire en croisant les regards de professionnels issus de diverses disciplines : conservateurs du patrimoine, spécialistes de l’architecture et de l’urbanisme, archéologues, archivistes et historiens. Depuis l’article de J.-C. Vimont « Cent mille briques. Aspects du patrimoine pénal en Normandie » dans la revue Trames (1997) puis l’appel publié dans Libération à l’occasion des journées européennes du patrimoine le 18 septembre 2014, le « patrimoine sombre » a rencontré un intérêt croissant repoussant les frontières de ce champ disciplinaire.

L’objectif est de dresser un premier bilan des recherches menées en mettant au jour les enjeux du processus de patrimonialisation à partir d’études de cas. Les avancées et les résistances rencontrées par ce processus de patrimonialisation (concurrence des récits, mémoires conflictuelles) ainsi que sur les ressources du numérique pour la valorisation publique de la recherche seront évoquées au cours des tables rondes et communications. De même les limites et les formes du patrimoine judiciaire seront interrogées par une réflexion sur le patrimoine iconographique.

Cette journée d’étude sera suivie par la deuxième édition de la Nuit du droit pour laquelle le CLAMOR proposera une animation (conférence, expositions, complaintes chantées, documentaire) dans le grand hall de la Fondation Maison des sciences de l’homme, de 17h30 à 20h

Programme
Matinée
Présidence Martine Kaluszynski, Directrice de recherche, CNRS
Accueil à partir de 9.45

10.00 – 10.10 : Mot d’accueil par Marc Renneville, Directeur du CLAMOR
10.10 – 10.55 : Le patrimoine carcéral de Gaillon,
Table-ronde avec France Poulain (Architecte des Bâtiments de France en chef, Chef de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine de l’Eure DRAC Normandie), Dominique Pitte ( archéologue).
Répondants : Marc Renneville (Clamor), Sophie Victorien (Clamor)
10.55 – 11.35 : Les sources pour la base de données Hugo aux Archives nationales, Cyprien Henri (conservateur au département de la Justice et de l’Intérieur) et Marion Veyssière (Conservateur en chef du patrimoine, responsable du département de la Justice et de l’Intérieur)
11.35 – 12.15 : Travailler sur la base HUGO avec les étudiants,
Marie Houllemare, Maître de conférences, Université d’Amiens.
11.50 – 12.30 : Discussions

Après-midi
Présidence Myriam Tsikounas, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

14.30 – 15.10 : Quelle valorisation pour le patrimoine iconographique ? : l’exemple sériel d’une figure de pirate,
Pierre Prétou (Maître de conférences, Université de La Rochelle)
15.10 – 15.50 : Montluc. Une histoire plurielle à valoriser,
Marc André (Maître de conférence, Groupe de Recherche d’Histoire, Université de Rouen )
15.50– 16.00 : Pause
16.00 – 16.45 : Un webdocumentaire autour de Clairvaux: «Le cloître et la prison, les espaces de l’enfermement», Isabelle Heulant-Donat (CERHIC, Université de Reims) et Elisabeth Lusset (CNRS-LAMOP),
Répondant : Jean-Lucien Sanchez (DAP, ministère de la Justice, Clamor)
16.45 – 17.00 : Conclusions

Lieu : Fondation Maison des Sciences de l’Homme
Forum numérique-Bibliothèque
1er étage – 54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Attention ! Entrée libre mais compte tenu du nombre limité de places, inscription obligatoire en adressant un message à clamor@criminocorpus.org

Cette journée d’étude sera suivie par la deuxième édition de la Nuit du droit pour laquelle le CLAMOR proposera une animation (conférence, expositions, complaintes chantées, documentaire) dans le grand hall de la Fondation Maison des sciences de l’homme, de 17h30 à 20h.
Entrée libre : demandez le programme.

Séminaire de recherche 2018-2019 : Histoire de la justice et patrimoine judiciaire

Ce séminaire de recherche porte deux axes de réflexion. Le premier consiste à explorer des affaires criminelles dans leurs dimensions judiciaires, médiatiques et littéraires. On s’intéressera notamment à la fabrique de la conviction judiciaire à partir des éléments matériels produits par l’enquête. Pièces de procédure, sources policières et imprimés seront confrontés pour saisir le processus aboutissant à une décision de justice, que celle-ci soit consensuelle ou contestée par les lectures médiatiques ou littéraires.
Le deuxième axe questionne la notion de patrimoine judiciaire, son extension (patrimoine matériel, immatériel) et ses recoupements avec d’autres domaines (patrimoine scientifique, patrimoine numérique). La notion sera appréhendée par les savoirs, les pratiques et l’identité des lieux de justice (de jugement et d’exécution des peines), par les sources de leur histoire, par les modalités de leur valorisation (accès public, dispositifs numériques) et les usages sociaux de ce patrimoine sombre.

Dossiers susceptibles d’être traités en 2018-19 : affaire Vacher, affaire Chambige, affaire Seznec, le château-prison de Gaillon, la prison militaire du Cherche-Midi

Enseignant référent : Marc Renneville

Horaires : Les séances se dérouleront le lundi de 14 à 16h aux dates suivantes : Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018, 14 janvier 2019, 11 mars, 1er avril et 13 mai.

Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris (la salle sera précisée aux inscrits avant la première séance)

Modalité d’accès : Ce séminaire est particulièrement destiné aux étudiants porteurs d’un projet de recherche. Il est ouvert à tout participant moyennant inscription préalable auprès de l’enseignant (marc.renneville[at]cnrs.fr). Une validation pédagogique est possible selon les cursus. Elle doit être déterminée au moment de l’inscription.

Pour une histoire publique de la Justice. Archives, patrimoine et humanités numériques (séminaire 2017-2018)

Séminaire organisé en partenariat avec les Archives Nationales (département de la Justice et de l’Intérieur), Centre des monuments nationaux (CMN) , CNRS (CLAMOR, Criminocorpus), Sciences Po (DRIS, CHSP, CEVIPOF, Ecole de droit, OpenLab, Campus Justice).

Responsables : Hélène Bellanger (Sciences Po) et Marc Renneville (CNRS)

L’histoire de la Justice fut pendant longtemps cantonnée au champ académique et caractérisée par une historiographie morcelée selon une périodisation contraignante et des frontières institutionnelles contemporaines (police, gendarmerie, magistrature, droit, prison, bagnes, représentations et fictions).
Aujourd’hui, à un moment où la question de l’État de droit se pose avec une nouvelle acuité, où la médiatisation des affaires judiciaires et la radicalisation des politiques de sécurité intensifient les débats publics, la diffusion, en libre accès de sources et de savoirs issus de la recherche sur le droit et la Justice constitue un enjeu majeur.

Ce séminaire vise à ouvrir une réflexion collective au croisement des humanités numériques et de l’histoire de la Justice. Il répond à un besoin de partage d’expériences en matière de constitution de corpus, de recherche, de valorisation du patrimoine et d’édition numérique. Notre objectif est de favoriser les échanges entre les différentes disciplines de la recherche appliquée à l’histoire de la justice, mais aussi entre les différents métiers (des archives, des musées, de la documentation, de l’enseignement, du numérique, de la médiation…) qui concourent à la diffusion dans l’espace public des sources et des savoirs sur le droit et la justice.

Les interactions nouvelles entre les historiens et les pratiques judiciaires, les questions posées par les politiques du passé et les revendications mémorielles invitent à cette démarche de concertation collective. Notre intention est de contribuer ainsi à faire de la justice le sujet d’une histoire parmi d’autres histoires, dont la narration collective serait le produit d’interactions et de débats exigeant des coopérations pluridisciplinaires et des projets participatifs.

Ce séminaire-atelier voudrait être un lieu d’échanges en prise avec l’actualité de la recherche et des humanités numériques et mettant au coeur de sa réflexion collective : les usages et les usagers.
Chaque séance donnera lieu à la présentation d’un corpus (ou d’une question) et à deux interventions consacrées à des retours d’expérience. Une ½ journée est prévue aux archives nationales.

Le séminaire est ouvert, mais l’inscription est obligatoire à cette adresse : seminairehistoirepublique@gmail.com
Lieu : Centre d’Histoire de Sciences Po, salle du traité, 1er étage, 56 rue Jacob. 75006 Paris. M° Bac, St Germain

Voir le programme pour l’année 2017-2018

 

Humanités numériques et histoire de la justice (journée d’étude)

Affiche Miles Hyman
Miles Hyman. Tous droits réservés

Le CLAMOR organise le jeudi 19 octobre 2017 la première édition de ses journées d’étude sur le thème « Humanités numériques et histoire de la justice ».

A partir d’ un état des lieux des principaux projets numériques développés avec le CLAMOR depuis sa création en septembre 2015, il s’agira d’aborder plusieurs questions :  l’articulation d’une recherche à une valorisation numérique, la mutualisation de la construction d’instrument de recherche, la structuration des corpus en ligne, l’expérience d’un projet pédagogique numérique, la recherche participative et enfin la connaissance des publics et des usages des ressources numériques.

Jeudi 19 octobre 2017
Fondation Maison des Sciences de l’Homme
Forum numérique-Bibliothèque
1er étage – 54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles.


PROGRAMME

Matinée
Présidence Françoise Thibault, Vice-présidence de l’Alliance ATHENA
Accueil à partir de 9.30

10.00 – 10.10 : Ouverture de la journée par Marc Renneville, Directeur du CLAMOR
10.10 – 10.30 : Introduction de la journée par Françoise Thibault, Vice-présidence de l’Alliance Athéna
10.30 – 11.00 : Marie Houllemare, Maître de conférences, Université d’Amiens
Un projet d’exposition, Les lieux de justice dans les colonies ­françaises au XVIIIème siècle
11.00 – 11.15 : pause
11.15 – 11.50 : Pierre Piazza, maître de conférences, Université de Cergy-Pontoise et Hervé Colombani, réalisateur
Chez les « experts » : sauvegarde d’une mémoire policière
11.50 – 12.30 : Discussions


Après-midi
Présidence Marion Veyssière, Conservateur en chef du patrimoine, responsable du département de la Justice et de l’Intérieur, Archives nationales

14.30 – 15.00 : Hélène Bellanger, Enseignante et chercheure au centre d’Histoire de Sciences Po
Au tribunal. Corpus et pédagogie numérique
15.00 – 15.50 : Table ronde animée par Martine Kaluszynski, Directrice de recherche, CNRS
Hugo – Patrimoine des lieux de justice, avec Caroline Soppelsa, Ingénieur CNRS ; Hélène Duffuler, Université d’Artois ; Marc Renneville, directeur de recherche, CNRS ; Sophie Victorien, ­Ingénieur de recherche, CNRS.
15.50 – 16.15 : Emmanuelle Papinot, doctorante Université de Toulouse
Qui sont les visiteurs de criminocorpus.org ? Un apport de l’ergonomie cognitive.
16.15 – 17.00 : Discussions

Criminocorpus a besoin de vous ! (Enquête)

Criminocorpus souhaite faire évoluer son Musée pour mieux répondre aux attentes de ses visiteurs. Une enquête est ouverte pour mieux connaître vos habitudes, vos préférences et vos attentes. La réussite de cette enquête dépendra fortement de votre implication dans le projet. Aucun « profil » d’utilisateur n’est ciblé. Il suffit d’utiliser Criminocorpus pour que votre avis nous importe.
Votre participation est essentielle. Plus vous serez nombreux à répondre, plus l’évolution du Musée sera proche de vos attentes.
Le questionnaire est anonyme et ne prend pas plus de 15 minutes à remplir. Merci d’y répondre et de partager l’information pour susciter d’autres réponses.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire.

Nous comptons vivement sur votre participation active !

——
Collecte terminée. Le formulaire a été fermé le 15 novembre 2017.

Séminaire public : Les expositions de Criminocorpus

expo-peine-de-mortDepuis sa première exposition en 2006 à l’occasion du 25ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France, Criminocorpus a mis à disposition en libre accès plus de 30 expositions consacrées à des thèmes variés de ­l’histoire de la justice (bagnes, prisons, art, psychiatrie, ­graffitis, police scientifique, fichage, peine de mort…).ferrement-bicetre
Nativement conçue pour le numérique ou adaptée à la mise en ligne, ces expositions constituent  l’un des points d’entrée du musée d’histoire de la justice en ligne. Cette séance de séminaire vise à présenter le dispositif d’exposition géré par le CLAMOR à ­travers quelques réalisations et projets en cours.

Programme
Séance animée par Marc Renneville (CLAMOR).
Jean-Lucien Sanchez (CLAMOR) : Le dispositif d’exposition ­virtuelle du Musée d’histoire de la justice.
Sophie Victorien (CLAMOR) : La mémoire des murs. Une ­exposition contributive.
Patricia Bass (Duke University) : Les portraits «carte de visites» dans les procédures judiciaires.
Pierre Piazza (Université de Cergy-Pontoise) :  A. Bertillon.­ Exposition et visite chez les experts de la police ­scientifique.

Jeudi 8 juin 2017
9h45-13h
FMSH – Bibliothèque – Salle expérimentale  (1er étage)
54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Accueil à partir de 9h30.
L’entrée est libre dans la limite des places disponibles mais merci de signaler votre présence à : nadine.dardenne@cnrs.fr