CLAMOR – La lettre d’info n°24

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La lettre d’information n°24 – Octobre 2018

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Le mois d’octobre a été marqué pour l’équipe du CLAMOR par l’organisation de notre deuxième journée d’étude qui proposait pour cette année des « regards croisés sur le patrimoine judiciaire ». Cette journée a permis de faire le point sur les travaux en cours.
Notre outil collaboratif HUGO est désormais bien lancé avec plus de 370 lieux de justice géolocalisés. Nous ne demandons qu’à ouvrir de nouveaux lieux, comme la récente fiche sur Gurs, qui fut un camp d’internement. N’hésitez donc pas à prendre contact avec l’équipe pour envoyer vos informations.

La journée du 4 octobre s’est poursuivie en début de soirée avec la Nuit du droit dans le grand hall de la maison de sciences de l’homme à Paris. Cette manifestation a permis aux personnels et aux visiteurs de découvrir une exposition sur l’histoire de la justice, et sur l’histoire du site qui compte 150 années d’histoire judiciaire et pénitentiaire. Nos remerciements vont tout particulièrement à Jean-François « Maxou » Heintzen pour l’interprétation des complaintes, à Jacky Tronel pour l’histoire du site et à Philippe Oriol pour son intervention sur la détention du capitaine Dreyfus à la prison du Cherche-Midi.
Nous avons le grand plaisir d’accueillir ce mois-ci dans la revue la première tranche des actes d’un très beau colloque international qui avait mêlé musicologie et concerts. L’événement avait résonné à Rouen et bien au-delà. La première partie des interventions de « Rock et violences en Europe (1955-1990) » est désormais en ligne. D’autres articles suivront en novembre.

Enfin, n’oubliez pas de découvrir sur le blog nos « Portrait-du-jour » !

Bonne lecture !

La rédaction.

Lire la lettre du mois d’octobre

Séminaire Histoire de la justice et patrimoine judiciaire (2018-2019)

Le séminaire « histoire de la justice et patrimoine judiciaire » porte deux axes de réflexion. Le premier consiste à explorer des affaires criminelles dans leurs dimensions judiciaires, médiatiques et littéraires. On s’intéressera notamment à la fabrique de la conviction judiciaire à partir des éléments matériels produits par l’enquête. Pièces de procédure, sources policières et imprimés seront confrontés pour saisir le processus aboutissant à une décision de justice, que celle-ci soit consensuelle ou contestée par les lectures médiatiques ou littéraires. Une attention particulière sera portée aux sources et à leur interprétation.

Le deuxième axe questionne la notion de patrimoine judiciaire, son extension (patrimoine matériel, immatériel) et ses recoupements avec d’autres domaines (patrimoine scientifique, patrimoine numérique). Cette notion sera appréhendée par les savoirs, les pratiques et les mémoires des lieux de justice (de jugement et d’exécution des peines), par les sources de leur histoire, par les modalités de leur valorisation (accès public, dispositifs numériques) et les usages sociaux de ce patrimoine sombre.

Responsable : Marc Renneville (centre A. Koyré UMR 8560, Clamor UMS 3726)

Horaires : Les séances se dérouleront le lundi de 14 à 16h aux dates suivantes : Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018, 14 janvier 2019, 11 mars, 1er avril et 13 mai.

Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, salle B01-18

Programme indicatif des séances 2018-2019 :

Lundi 5 novembre 2018, 26 novembre 2018 et 14 janvier 2019 : l’affaire Joseph Vacher (1896-1899)

Lundi 11 mars  2019 : La prison militaire du Cherche-Midi (intervenants : Cécilia Rouilly et Jacky Tronel)

Mardi 2 avril : Les complaintes criminelles sur l’affaire Vacher (colloque sur les Complaintes criminelles)

Lundi 13 mai 2019 : Les images dans l’affaire Vacher (avec Hervé Colombani, sous réserve)

Modalité d’accès : Ce séminaire est particulièrement destiné aux étudiants porteurs d’un projet de recherche. Il est ouvert à tout participant moyennant inscription préalable auprès de l’enseignant (marc.renneville[at]cnrs.fr). Une validation pédagogique est possible selon les cursus. Elle doit être déterminée au moment de l’inscription

Colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu

Appel à communication pour le colloque : Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu
(2-3 avril 2019, Archives nationales, BnF, Paris)

La complainte criminelle – au sens strict du terme, un texte chanté narrant dans un but informatif et/ou édifiant les détails d’un authentique fait divers criminel – s’inscrit dans une histoire longue, depuis les occasionnels du XVIe siècle, jusqu’aux « Canards sanglants » du premier XIXe siècle. Autrefois tiré de l’oubli par des collectionneurs, ou des érudits, ce type d’éphémère est l’objet d’une attention par trop occasionnelle.

Trois générations marquent l’historiographie récente des canards criminels. Jean-Pierre Seguin, le pionnier, les a tirés de l’ombre au tournant des années 1960, puis, dans les années 1980, en particulier en Bretagne, la recherche sur les « chansons sur feuilles volantes » a connu un grand succès. Enfin, la mise en ligne récente de la base de données « Complaintes criminelles 1870-1940 » sur le site Criminocorpus ouvre un nouveau chantier visant à interroger les derniers soubresauts de cette forme, des débuts de la IIIe République à la Seconde Guerre mondiale.

Le propos de ce colloque est de poser les jalons d’une nouvelle approche pluridisciplinaire des complaintes criminelles,  qui peuvent être considérées comme des sources auxiliaires à l’histoire des délits et des peines, des pratiques populaires de paralittérature, des médias « alternatifs » avant l’heure ou encore des témoins des goûts musicaux populaires.

Les contributions pourront s’inscrire dans les axes thématiques et les questionnements suivants :

1) La définition du corpus
Il s’agit d’interroger la définition de la complainte criminelle donnée supra, d’aller au-delà du crime au sens pénal du terme, et de l’étendre à tout texte chanté traitant d’un évènement « criminalisé », i.e. perçu comme tel ? Pensons à certaines catastrophes industrielles, aux scandales politico-financiers, ou l’expression du militantisme, en particulier anarchiste.

2) L’inventaire des « canards » conservés dans les collections publiques
Entre archives et bibliothèques, le classement, le catalogage, l’indexation des éphémères est multiple. Réunis en recueils factices ici, disséminés dans des fonds d’érudits là, rattachés ou non aux fonds musicaux ailleurs, leur traque est un travail de longue haleine. Quelle logique a guidé leur classement ? Comment rendre plus aisée la recherche des « canards » et les valoriser ?

3) La singularité médiatique des complaintes
La forme chantée inscrit ce matériau dans une sociabilité musicale et des circulations de répertoires, de l’édition au for privé, des feuilles volantes aux cahiers de chansons. La complainte, de ce fait, suit les goûts populaires. Ses mutations, qu’elles soient formelles ou musicales n’illustrent-elles pas les avatars des répertoires appréciés, consommés ou pratiqués, de la rue au caf’conc’ ? Deux approches mériteraient d’être valorisées : L’étude musicologique du répertoire (L’occurrence des timbres choisis, l’évolution formelle des complaintes, etc.) et la pratique effective du chant des complaintes, hier et aujourd’hui.

4) Les liens de la complainte à l’image
Parmi tous les codes sémantiques utilisés par le canard, véritable média préfigurant l’audio-visuel, l’iconographie complète, paraphrase, illustre la complainte. Du bois gravé au cliché typographique jusqu’à la photographie, l’image, par sa créativité ou son réemploi n’est-elle pas une clé pour apprécier la réception d’un chant quasi indissociable d’un visuel ?

5) Les aspects linguistiques et littéraires de la complainte
La nature de la langue employée est relativement ambiguë. Le corpus n’est pas homogène : il réunit des chansonniers parisiens maniant le double sens, les textes à clefs, ou un humour vachard, avec des chanteurs ambulants à la syntaxe approximative, au style parlé, tentant maladroitement de s’approprier des codes d’écriture parfois un peu sophistiqués pour eux. Il serait intéressant également de se pencher sur l’usage des langues régionales et du patois dans les complaintes criminelles afin d’en mesure l’importance, l’usage et l’appropriation à une échelle plus locale.

6) L’approche éditoriale des complaintes
Le manque de détails éditoriaux sur les complaintes criminelles. Quels en sont les auteurs ? Qui les édite ? À quelle date ? Qui les vend ? Comment s’organise la production et la diffusion d’un média qui échappe régulièrement au dépôt légal ?

7) La dimension internationale de la complainte criminelle
Un peu partout à travers le monde, du Brésil à l’Inde, ce répertoire est attesté, jusqu’à posséder encore aujourd’hui une réelle actualité, et une créativité reconnue. Des études sur d’autres aires géographiques, des Murder ballads à la littérature de Cordel seraient précieuses dans une vision comparative.

Pour faire le point sur « l’état de l’art » en la matière, et croiser les points de vue entre chercheurs et professionnels issus de champs divers (historiens de la justice, des médias, de l’édition ou de l’art, musicologues, spécialistes de la littérature comparée, bibliothécaires, archivistes, conservateurs, etc.), ce colloque se propose d’être un moment d’échanges pour jeter les bases d’un chantier qui tirera de l’ombre ces sources modestes, discrètes – voire même parfois discréditées –, dont l’intérêt va bien au-delà de leur singularité.

Organisation : Jean-François Maxou HEINTZEN et Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Comité scientifique :
–  Olivier Belin (université de Cergy-Pontoise)
– Romain Benini (université Paris-Sorbonne)
– Jean-Claude Farcy (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Jean-François Maxou HEINTZEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Sophie-Anne Leterrier (université d’Artois)
– Gaetano Manfredonia (Bibliothèque de Corrèze)
– Jean-Yves Mollier (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)
– John MULLEN (université de Rouen)
– Philippe Nieto  (Archives nationales de France)
– Philippe ORIOL (Cesacom)
– Anne PASQUIGNON  (BnF)
–  Marc RENNEVILLE (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)
– Sophie VICTORIEN (CLAMOR, CNRS-ministère de la justice)

Partenaires
CLAMOR/CRIMINOCORPUS
BnF
Archives Nationales

Les propositions de communication sont à soumettre avant le 30 novembre 2018 à l’adresse suivante : redaction@criminocorpus.org

Elles comprendront le titre de la communication, un bref résumé (1000 signes maximum) et une courte présentation bibliographique (500 signes maximum).

Les communications retenues par le comité scientifique qui se réunira en décembre 2018 pourront être prononcées en français ou en anglais.

CLAMOR – La lettre d’info n°23

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La lettre d’information n°23 – septembre 2018

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L’actualité de Criminocorpus et du CLAMOR est particulièrement riche pour cette rentrée de septembre. Signalons d’abord qu’il existe depuis mi-juin sur le blog Criminocorpus une nouvelle rubrique créée et gérée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR. Intitulée « Portrait du jour », cette rubrique expose la trajectoire professionnelle d’historiens, romanciers, sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Plus de 85 portraits sont d’ores et déjà à découvrir et les rédacteurs volontaires sont invités à prendre contact avec notre dynamique collègue. Nous avons également le grand plaisir de présenter ce mois-ci la première exposition de Criminocorpus réalisée par une étudiante en master, Abigaëlle Marjarie, dans le cadre de sa formation universitaire.
Le 4 octobre prochain se tiendra la deuxième journée d’étude annuelle du CLAMOR. Elle proposera cette année des regards croisés sur le patrimoine judiciaire. Nous avons ouvert à cette occasion une nouvelle collection sur les « canards sanglants », en complément de la base sur les complaintes criminelles. La base HUGO a bénéficié cet été d’un enrichissement notable grâce aux Archives nationales. Le cap des 360 lieux de justice signalés a été franchi. Nous avons encore besoin de photos et d’information : nous comptons sur votre participation ! La journée d’étude du 4 octobre se poursuivra en début de soirée par une animation du hall de la Maison des sciences de l’homme à Paris à l’occasion de La Nuit du Droit. Complaintes, conférence, film, exposition et démonstration de la base HUGO sont au programme. Cette manifestation est organisée avec le soutien du GIP « Mission de recherche Droit et Justice ». Nous vous invitons à venir à notr e rencontre à cette occasion.
Nous vous souhaitons une bonne lecture !
La rédaction.
Lire la lettre

Journée d’étude Humanités numériques et histoire de la justice


Regards croisés sur le patrimoine judiciaire

Jeudi 4 octobre 2018

Le thème de la deuxième journée d’étude annuelle du CLAMOR porte sur le patrimoine judiciaire. Cette thématique s’inscrit dans le cadre de deux recherches menées conjointement : Hugo, patrimoine des lieux de justice, projet financé par la mission de recherche Droit et Justice et Patrimoine carcéral normand, porté par l’université de Rouen et initié par Jean-Claude Vimont.

Cette journée entend aborder la question du patrimoine judiciaire en croisant les regards de professionnels issus de diverses disciplines : conservateurs du patrimoine, spécialistes de l’architecture et de l’urbanisme, archéologues, archivistes et historiens. Depuis l’article de J.-C. Vimont « Cent mille briques. Aspects du patrimoine pénal en Normandie » dans la revue Trames (1997) puis l’appel publié dans Libération à l’occasion des journées européennes du patrimoine le 18 septembre 2014, le « patrimoine sombre » a rencontré un intérêt croissant repoussant les frontières de ce champ disciplinaire.

L’objectif est de dresser un premier bilan des recherches menées en mettant au jour les enjeux du processus de patrimonialisation à partir d’études de cas. Les avancées et les résistances rencontrées par ce processus de patrimonialisation (concurrence des récits, mémoires conflictuelles) ainsi que sur les ressources du numérique pour la valorisation publique de la recherche seront évoquées au cours des tables rondes et communications. De même les limites et les formes du patrimoine judiciaire seront interrogées par une réflexion sur le patrimoine iconographique.

Cette journée d’étude sera suivie par la deuxième édition de la Nuit du droit pour laquelle le CLAMOR proposera une animation (conférence, expositions, complaintes chantées, documentaire) dans le grand hall de la Fondation Maison des sciences de l’homme, de 17h30 à 20h

Programme
Matinée
Présidence Martine Kaluszynski, Directrice de recherche, CNRS
Accueil à partir de 9.45

10.00 – 10.10 : Mot d’accueil par Marc Renneville, Directeur du CLAMOR
10.10 – 10.55 : Le patrimoine carcéral de Gaillon,
Table-ronde avec France Poulain (Architecte des Bâtiments de France en chef, Chef de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine de l’Eure DRAC Normandie), Dominique Pitte ( archéologue).
Répondants : Marc Renneville (Clamor), Sophie Victorien (Clamor)
10.55 – 11.35 : Les sources pour la base de données Hugo aux Archives nationales, Cyprien Henri (conservateur au département de la Justice et de l’Intérieur) et Marion Veyssière (Conservateur en chef du patrimoine, responsable du département de la Justice et de l’Intérieur)
11.35 – 12.15 : Travailler sur la base HUGO avec les étudiants,
Marie Houllemare, Maître de conférences, Université d’Amiens.
11.50 – 12.30 : Discussions

Après-midi
Présidence Myriam Tsikounas, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

14.30 – 15.10 : Quelle valorisation pour le patrimoine iconographique ? : l’exemple sériel d’une figure de pirate,
Pierre Prétou (Maître de conférences, Université de La Rochelle)
15.10 – 15.50 : Montluc. Une histoire plurielle à valoriser,
Marc André (Maître de conférence, Groupe de Recherche d’Histoire, Université de Rouen )
15.50– 16.00 : Pause
16.00 – 16.45 : Un webdocumentaire autour de Clairvaux: «Le cloître et la prison, les espaces de l’enfermement», Isabelle Heulant-Donat (CERHIC, Université de Reims) et Elisabeth Lusset (CNRS-LAMOP),
Répondant : Jean-Lucien Sanchez (DAP, ministère de la Justice, Clamor)
16.45 – 17.00 : Conclusions

Lieu : Fondation Maison des Sciences de l’Homme
Forum numérique-Bibliothèque
1er étage – 54 boulevard Raspail – 75006 Paris

Attention ! Entrée libre mais compte tenu du nombre limité de places, inscription obligatoire en adressant un message à clamor@criminocorpus.org

Cette journée d’étude sera suivie par la deuxième édition de la Nuit du droit pour laquelle le CLAMOR proposera une animation (conférence, expositions, complaintes chantées, documentaire) dans le grand hall de la Fondation Maison des sciences de l’homme, de 17h30 à 20h.
Entrée libre : demandez le programme.

CLAMOR – La lettre d’info n°22

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La lettre d’information n°22 – mai-juin 2018

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Pour notre dernière lettre avant la pause estivale, une lettre double ! Tout d’abord, nous avons le grand plaisir de vous annoncer la mise à disposition de la nouvelle version du projet « Au Tribunal ». Lancé en 2015 dans le cadre d’un partenariat initial entre Sciences Po, le CLAMOR, la Cour d’appel de Paris et le Centre des monuments nationaux, ce projet innovant a mobilisé une quarantaine de contributeurs de différentes institutions judiciaires, universitaires et culturelles, et près de 150 étudiants de licence et master. Il a permis de mettre à disposition une visite du palais de justice de Paris, des témoignages sur le fonctionnement de la cour d’assises, des notions de droit pénal, des documents sur le procès Pétain. Il y a aujourd’hui en ligne plus de 200 extraits filmés inédits à découvrir…
Nous prenons date pour la rentrée avec la journée du 4 octobre 2018. Le CLAMOR tiendra sa deuxième journée d’étude. Elle sera consacrée au patrimoine judiciaire. À partir de 17h30, nous participerons à la 2e édition de la Nuit du droit, au 54 boulevard Raspail, pour évoquer l’histoire de ce lieu qui fut une prison militaire avant d’être le site de la Maison des sciences de l’homme de Paris. Au programme : une exposition sur l’histoire de la justice, des informations sur la captivité de Dreyfus, des complaintes chantées… L’accès sera ouvert au public, de 17h30 à 20h.
Nous souhaitons un bel été à chacun !
La rédaction.

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Rapport – Criminocorpus, musée d’histoire de la justice. Quels publics, quels usages, quelle ergonomie ? (Emmanuelle Papinot)

Couverture rapport Emmanuelle PapinotCe rapport commandé par le CLAMOR à Emmanuelle Papinot, rend compte de deux études exploratoires menées auprès des usagers de Criminocorpus.org dans le cadre de sa recherche doctorale en ergonomie cognitive. Il vise notamment à mieux connaître les publics utilisateurs de Criminocorpus.org afin d’alimenter la réflexion sur les usages du site.

« Le numérique entraîne une transformation des pratiques traditionnelles des musées, des bibliothèques et des archives. Ces changements considérables modifient en profondeur le travail des professionnels, l’accès aux connaissances et au savoir, les usages, etc. déplaçant de façon significative les possibilités mais également les difficultés des Institutions. Relativement jeune, le « musée virtuel » revêt une forme hybride, ou « protéiforme », mal connue et peu décrite, qui n’a pas encore trouvé de reconnaissance à l’égal de son pendant physique. Portant l’un des aspects de la modernité en donnant accès à tout et pour tous, le musée virtuel, modulable et flexible n’ayant à s’adapter à la contrainte des murs, est fort de son potentiel. S’inventant et s’érigeant sur l’expérience de sa manifestation traditionnelle, le musée « nativement numérique » est bercé par le défi et l’espoir que peut porter l’innovation. Il assemble sans retenue les savoirs des bibliothèques, des archives, les formes pédagogiques et artistiques et autres propositions pouvant satisfaire les attentes de notre société et de ceux qui la composent. La connaissance de ce public est l’enjeu de ce rapport. Parce qu’il est manifeste aujourd’hui qu’un projet, quelle que soit son envergure, ne peut se concevoir et évoluer sans écouter ceux qui le feront vivre, nous avons invité les visiteurs de Criminocorpus à se faire entendre afin de donner une place prépondérante à la valeur d’usage, désireux que le musée virtuel, nativement numérique, soit bien celui de son public, assurant de fait, une réciprocité dans la diffusion d’un savoir dont Criminocorpus assume la responsabilité .  »

(Télécharger le rapport sur l’archive HAL).

 

Sommaire
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  • Préface de Marc Renneville
  • Synthèse
  • Introduction
  • Méthodologie
    Etude 1 – Entretiens avec les visiteurs de Criminocorpus
    Etude 2 – Questionnaire en ligne sur la consultation du musée virtuel et la recherche de vidéo
  • Fréquentation générale du musée
    1. Données générales sur la fréquentation de Criminocorpus.org
    2. Les visites du musée en ligne
  • Les visiteurs experts, non experts et les étudiants
    1. Autorité et rôle du musée virtuel selon ses visiteurs
    2. Appréhension de l’espace « virtuel »
  • Explorer les collections ou résoudre un problème informationnel
    via le moteur de recherche
    1. Stratégies exploratoires
    2. Recherches en résolution de problème
  • Quelle est la place de la vidéo dans un musée en ligne ?
    1. Appréciation de la vidéo
    2. Multimodalité du média vidéo
    3. Le document vidéo
  • Conclusion
  • Table des illustrations
  • Bibliographie
  • Annexe 1
  • Annexe 2

CLAMOR – La lettre d’info n°21

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La lettre d’information n°21 – Avril 2018

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Nous avons le plaisir de vous annoncer l’arrivée au CLAMOR de Chloé des Courtis qui vient renforcer l’équipe d’édition. Spécialisée en édition et documentation numériques, Chloé est en charge de la gestion des données de la bibliothèque numérique du musée Criminocorpus.
Nous lui souhaitons la bienvenue !

Et ce mois-ci encore, des nouveautés à découvrir sur nos sites.

Nous vous souhaitons de belles découvertes et de bons moments de lecture.

La rédaction.

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Chloé des Courtis

Chloé des Courtis est chargée d’édition au CLAMOR (bibliothèque numérique). Secrétaire de rédaction de la Revue d’histoire moderne & contemporaine et webmestre de l’UMR Institutions et Dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHE.S) de 2012 à 2018 , elle a rejoint l’équipe du CLAMOR en avril 2018.

Domaines d’expertise
Édition et documentation numériques
Humanités numériques

Contact : chloe.des-courtis[at]cnrs.fr

CLAMOR – La lettre d’info n°20

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La lettre d’information n°20 – Mars 2018

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Les Archives nationales ont présenté l’an dernier, du 30 novembre 2016 au 27 mars 2017, à l’Hôtel de Soubise la remarquable exposition « Présumées coupables » qui mettait en perspective le thème du crime au féminin, objet de multiples fantasmes véhiculés depuis toujours par les mythes, la religion, l’iconographie, la littérature, le cinéma, etc. Les visiteurs étaient mis au contact de centaine de pièces de procédure qui leur donnaient une autre vision de cette criminalité et, plus généralement, de la place accordée à la femme dans les sociétés européennes, sur plus de cinq siècles d’histoire à travers cinq archétypes féminins : la sorcière, l’empoisonneuse, l’infanticide, la pétroleuse et la traîtresse. Grâce à un partenariat avec le CLAMOR, la version numérique de cette exposition a été mise en ligne sur Criminocorpus le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Ce portage en ligne s’inscrit dans le cadre d’un partenariat documentaire particulièrement riche engagé dès la création de l’UMS avec les Archives nationales. Les collaborations nouées grâce à ce partenariat nous permettent, outre la mise en ligne des expositions réalisées par les Archives nationales, de développer différents projets au cœur du musée numérique, notamment autour de HUGO, l’inventaire patrimonial des lieux de jugement et d’exécution des peines. Nous reviendrons dans les prochaines Lettres d’information sur ce projet auquel nous vous proposons de collaborer.
Nous vous souhaitons une bonne lecture et de belles découvertes !

La rédaction.

Lire la lettre d’information.