CLAMOR – La lettre d’info n° 43

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La lettre d’information n°43 – Septembre-Octobre 2021

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Depuis plus de 15 ans maintenant, Criminocorpus propose des expositions issues de partenariats très fructueux avec des musées, des centres d’archives publiques, des bibliothèques, des institutions judiciaires et des collectionneurs privés.
Nous avons passé le cap des 50 expositions l’année dernière et il nous a semblé opportun de mettre à jour l’organisation de ce corpus, pour rendre les expositions plus accessibles, mieux signalées, plus riches en contenus et disons-le, plus belles encore, pour que nos visiteurs prennent plaisir à leur consultation.

Toute l’équipe du CLAMOR a le plaisir de vous annoncer le lancement de ce nouveau module dans lequel toutes les expositions existantes seront progressivement versées. Ce nouveau module pour les expositions constitue pour le musée un gros investissement et nous espérons qu’il saura répondre à vos attentes. Nous vous invitons donc à le découvrir et à retrouver toutes nos dernières publications.

Nous vous souhaitons une bonne lecture !

Lire la lettre n°43 – Septembre-Octobre 2021

 

CLAMOR – La lettre d’info n°42

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La lettre d’information n°42 – Juillet 2021

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Nous avons le plaisir de vous présenter nos dernières publications avant la pause estivale.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
La rédaction

Lire la lettre n° 42 du mois de juillet 2021.

CLAMOR – La lettre d’info n°41

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La lettre d’information n°41 – Avril 2021

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Nous avons le plaisir de vous présenter de nouvelles publications et de vous annoncer qu’à l’issue d’un travail de sélection et la construction d’un entrepôt spécifique, une partie de nos collections est désormais accessible sur Gallica.
Le moissonnage de ces données par la BnF nous permet de parachever la valorisation des collections confiées par nos partenaires publics et les collectionneurs privés qui nous font confiance.

Nous vous souhaitons de belles découvertes.

La rédaction.
Lire la lettre n° 41 du mois d’avril 2021.

CLAMOR – La lettre d’info n°40

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La lettre d’information n°40 – Mars 2021

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Nous avons le plaisir de consacrer l’essentiel de cette 40e lettre d’information à la publication des actes du colloque organisé en avril 2019 sur le thème «  Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu ».

Cette manifestation scientifique a marqué l’aboutissement d’un projet de recherche à la fois historique et musicologique ayant comme objectif d’étudier les conditions de la disparition d’un genre « les complaintes criminelles » et la mutation de ce media populaire vers ce que nous nommons aujourd’hui la chanson réaliste.

Ce projet a été initié par Jean-François « Maxou » Heintzen, membre correspondant du Clamor, qui a procédé à la récolte patiente et minutieuse de plus d’un millier de complaintes en les compilant au sein d’une base de données. Un bilan d’étape est disponible ici. C’est ce corpus rendu accessible au sein du musée Criminocorpus, qui a permis d’engager une réflexion pluridisciplinaire sur les complaintes criminelles. Statut de ce corpus inédit, exploration d’un domaine historiographique jusqu’ici délaissé, réflexions méthodologiques sur les apports de cette documentation rare et fragile à l’histoire de la justice sont quelques-unes des pistes explorées dans les actes de notre colloque.

Lire la lettre n°40 du mois de mars 2021

« Complaintes criminelles – 1870-1940 ».

Bilan d’étape réalisé et proposé
par Jean-François « Maxou » Heintzen
(4 mars 2021).

Au moment où les actes du colloque « Les complaintes criminelles en France après 1870 : inventaire, problématisation, valorisation d’un corpus méconnu » des 2 et 3 avril 2019 aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale de France sont mis en ligne[1], je vous propose un nouveau « rapport d’étape », concernant la base de données « Complaintes criminelles – 1870-1940 ». Comme il y a deux ans, je me réfère à des données non accessibles aux utilisateurs, hormis l’affichage du nombre total de complaintes et de faits divers chansonnés, via un compteur en temps réel inclus dans le texte de présentation.

Au fur et à mesure de l’extension de cette base, les modifications structurelles deviennent de plus en plus lourdes à mener, néanmoins un champ nouveau a été intégré, à savoir la langue – français, breton, occitan, basque, flamand –, nous y reviendrons. La nécessité de demeurer attentif aux éventuelles carences révélées par les utilisateurs est tempérée par la quasi-absence de retours de ceux-ci !

Données quantitatives

Coup d’œil rétrospectif
Rappelons l’évolution quantitative de cette base de données depuis sa mise en œuvre, en janvier 2015 :

 

Date Juin 2016 Avril 2017 Octobre 2017 Mars 2019 Mars 2021
Colloque d’Arras Mise au net de la communication d’Arras Mise en ligne de la base de données Colloque, AN & BNF Mise en ligne des actes du colloque
Complaintes 709 767 823 1005 1177
Faits divers 374 396 426 521 584
Ratio complaintes/crime 1,90 1,94 1,93 1,93 2,02

De 2017 à 2019, la base s’était accrue d’une dizaine de complaintes par mois, en moyenne. Ces deux dernières années, seulement 72 complaintes nouvelles, soit en moyenne 3 par mois. Ce ralentissement s’explique par un relâchement de la « quête des complaintes » de la part du concepteur de la base, accentué par les difficultés de déplacement depuis mars 2020. En effet, la découverte de nouveaux fonds est malaisée à distance : les démarches entreprises par courrier électronique restent souvent sans réponse, ou suscitent des méprises sur la nature des pièces recherchées.

La relative constance du ratio d’environ (c’est encore une moyenne) de deux complaintes par crime se maintient, mais c’est une conséquence du ralentissement de sa croissance. Nous disions, il y a deux ans, « s’il s’avère que les différents marqueurs n’évoluent plus guère, autant faire porter l’effort sur l’amélioration des informations recueillies que sur la quantité de complaintes saisies ». Néanmoins notre impression d’alors, à savoir de ne pas avoir encore épuisé les « fonds conséquents » de complaintes, conduit à continuer les investigations : des démarches ont été entreprises récemment en direction des sociétés savantes, et la quête des collections privées se poursuit. La marche vers les 1 200 complaintes se poursuit, lorsque vous lirez ces lignes de nouveaux textes seront intégrés au corpus.

Les statistiques tenues automatiquement quant à la fréquentation de la base de données se révèlent enthousiasmantes. Depuis le colloque de 2019, la fréquentation a notablement évolué, et continue de croître, parfois avec des afflux délicats à expliquer, comme l’indique le graphique suivant :

Alors que nous étions « autour de 600 visiteurs différents par mois » en 2019, désormais nous tutoyons occasionnellement le millier. La fréquentation « record » de l’hiver 2019-2020 peine à être clairement expliquée, et les récents confinements n’ont pas produit d’augmentation notable des visiteurs.

D’autre part, ces fluctuations ne reposent pas sur des effets médiatiques, car la base de données n’a fait l’objet d’aucune publication nationale depuis le printemps 2019. Seuls quelques articles dans des revues savantes du Centre de la France l’ont évoquée.

Gageons qu’à partir de l’automne 2021, avec la publication annoncée de Chanter le crime, Canards sanglants et complaintes tragiques (Éd. Bleu Autour) – de la plume du concepteur de cette base de données –, le millier de visiteurs mensuels sera régulièrement dépassé…

Où en sommes-nous ?

  • 1177 complaintes recueillies, relatives à 584 faits divers datés et localisés ;

1155 sont connues dans leur intégralité, 21 sont partielles, et une n’est qu’attestée[2]. Quelques faits divers « douteux » (possiblement inventés) au nombre de 6 ont été mis à part, et 6 complaintes sont relatives à plusieurs affaires.

  • 73 faits divers criminels (12,5 % du corpus) ont eu lieu à Paris ou en banlieue, le reste en province.

L’intérêt est majoritairement tourné vers des crimes crapuleux (un tiers du corpus), devant les crimes d’intérêt ou passionnels (21 %). Les crimes sexuels (9 %) ou les infanticides et maltraitances d’enfants (6,5 %) sont moins présents qu’on aurait pu croire. Ces données statistiques gagneraient à être étudiées sur des périodes distinctes, pour observer l’éventuelle mutation du « goût » du public en la matière, voire l’évolution de la criminalisation.

  • 397 faits divers (soit plus des deux tiers) n’ont suscité qu’une complainte ;

Dans une large majorité des cas, on peut donc parler de « la complainte du crime de X. », avec article défini de rigueur.

  • Pour les faits divers les plus chansonnés, le « palmarès » dresse un panorama sans surprise des grandes affaires criminelles de la période ;

On trouve, dans l’ordre décroissant : l’affaire Steinhel, l’assassinat de Sadi Carnot, le crime de Pantin (affaire Troppmann), Landru, l’affaire Humbert-Crawford, Pranzini, Violette Nozière, l’affaire Soleilland, Vacher, la bande à Bonnot, la malle à Gouffé, l’affaire Caillaux, le vol de la Joconde, le scandale de Panama, la séquestrée de Poitiers, le curé d’Entrammes, le curé de Châtenay, l’affaire Stavisky, le crime de Moirax (affaire Delafet), le crime de Corancez (affaire Brierre).

Pour l’affaire Dreyfus, on se reportera à l’intervention de Philippe Oriol lors du colloque de 2019[2]. Cet article permet de comprendre les difficultés à déterminer ce qui relève ou non du corpus de la base de données.

  • Le lieu d’édition est connu avec précision pour 960 complaintes (81,6 % du corpus) ;

La province est majoritaire[4] (531 cas, soit 55,3 % des complaintes situées), devançant Paris et sa banlieue (402 cas, soit 41,9 %). Les 27 complaintes éditées à l’étranger[5] viennent majoritairement de Belgique (17 cas), complétées par la Suisse (6 cas), la Tunisie (3 cas) et l’Algérie (1 cas).

  • 207 timbres nommés ont été rencontrés ;

Le timbre est identifié pour 1037 complaintes (pour les restantes, soit il est inconnu, soit il s’agit d’une mélodie originale). 138 timbres ne sont utilisés qu’une fois. En tête des préférés, nous trouvons sans surprise Fualdès (355 occurrences, soit un tiers du corpus identifié), puis, loin derrière La Paimpolaise (121 occurrences, 11,7 % du corpus). Les timbres suivants, Béranger à l’Académie et Le juif errant, n’en recueillent que 46 et 43, soit à peine 4,5 %.

  • Un point reste à quantifier, faute d’outil idoine, celui du nombre d’images mises en ligne.

En 2019, nous l’avions estimé à environ 80 % la proportion des complaintes dont les paroles sont en ligne, ce ratio n’a guère changé. Rappelons que le choix de mettre en ligne des images au lieu de transcriptions est destiné à minimiser l’aspiration mécanique des données. Les images sont manquantes pour les complaintes détenues par des institutions avec lesquelles aucune entente ou convention n’a été établie à ce jour.

  • Une cinquantaine de particuliers ont contribué, soit une dizaine de collaborations nouvelles dans les dernières deux années.

Au-delà de ces contributeurs, sensibles au travail collaboratif, il faut insister sur le support infaillible du CLAMOR, représenté par Sophie Victorien, qui assure l’interface avec le prestataire informatique lors de modifications, ou d’aménagements de la base. Grands Mercis !

Problématiques subséquentes

Évolution(s)
Évolution quantitative de l’édition de complaintes

Les données brutes tempèrent la vision d’une lente diminution du nombre de complaintes au fil du temps. La période 1870-1900 est sans doute encore largement sous-représentée, et le dépouillement de fonds supplémentaires permettra sans doute de compléter le corpus. Pour la période la plus récente, le recul de l’édition dans l’entre-deux-guerres est désormais mieux appréhendé, et apparaît beaucoup moins important qu’on aurait pu le penser, en particulier après 1930.

 

L’hétérogénéité des données annuelles recueillies nécessiterait d’être tempérée par un important lissage. Par exemple, le pic de 1894 (54 complaintes recueillies) s’explique par l’abondance d’affaires d’importance cette année-là : l’assassinat de Sadi Carnot et l’affaire du curé d’Entrammes, à eux deux, en suscitent 33.

Évolutions structurelles des complaintes

Deux critères ont été mobilisés pour l’étude des textes : le nombre de couplets, et la présence ou non d’un refrain. Un lissage des données apparaît nécessaire, tant elles sont variables, que l’on en juge par les données relatives au nombre de couplets par complainte :

 

Les observations faites au printemps 2019 demeurent valides. L’existence d’une complainte de 101 couplets a été attestée, mais elle n’a pas été encore recueillie à ce jour[5]. On peut s’étonner de rencontrer des textes dépassant 50 couplets : ils posent la question de la mémorisation, problème délicat lorsque l’on connaît les capacités mémorielles des meilleurs chanteurs traditionnels collectés. Au-delà de ces exemples « monstrueux », de solides tendances apparaissent :

  • Les « grandes » complaintes (30 couplets et plus) se maintiennent quasiment jusqu’à la Grande Guerre.
  • Sur la même période, la présence de refrain est minoritaire. Il n’apparaît qu’après 1880 ;
  • Durant l’entre-deux guerres, la norme se fixe sur des formes plus courtes (moins de 10 couplets en moyenne), avec présence majoritaire d’un refrain ;
  • Des exceptions demeurent, telle « La complainte du sextuple assassinat de Moirax », 42 couplets en 1932, sans refrain.

Évolution musicale des complaintes

Là aussi, les observations faites au printemps 2019 demeurent valides. Ce point est évidemment lié au précédent : la traque des timbres « préférés » au fil des années fait apparaître un renouvellement. L’usage abondant de « Fualdès » va s’étiolant au fil du temps, remplacé par « La Paimpolaise ». Il est à noter l’usage régulier de textes narratifs sur des mélodies avec refrain, comme si le choix du timbre obéissait à une logique du temps, mais que l’on ne pouvait se résoudre à abandonner complètement la structure traditionnelle des complaintes.

Un état du « poids » relatif des trois timbres les plus utilisés (Fualdès, La Paimpolaise, Béranger à l’Académie) a été dressé. L’usage des pourcentages est trompeur : parfois ils ne portent que sur quelques complaintes. Néanmoins dans la majorité des cas, ces trois mélodies sont utilisées par plus de 50 % des complaintes chaque année.

 

Prolongements

À propos de la définition d’une complainte criminelle

Les idées suggérées par le Conseil Scientifique ayant préfiguré le colloque de 2019 ont commencé à être suivies d’effet : par exemple l’insertion du « Scandale des décorations » (Affaire Wilson, 1887) dans le corpus, pour tenir compte des « crimes ressentis » par la population (contre la morale républicaine, contre le peuple…), au-delà de la stricte définition pénale du terme.

Il est nécessaire de demeurer attentif aux éléments textuels – parmi lesquels la narration, l’appel à l’auditoire, la présence d’une morale, explicite ou implicite – qui peuvent caractériser le « genre complainte ». D’autre part, la mention de « complainte » dans le titre n’implique pas forcément l’insertion dans le corpus, mais révèle l’intention de l’auteur.

Extension de la plage temporelle

Les récentes découvertes sur la publication de « chansons criminelles » quasiment jusqu’au début des années 1960, même si elles ne concernent qu’une poignée de chansonniers, permettraient de suivre plus complètement l’extension du genre. Il serait ainsi possible d’inclure le cas du massacre d’Oradour-sur-Glane, abondamment chansonné, crime de guerre par excellence. L’appellation de la base de données pourrait devenir « Complaintes criminelles en France, depuis 1870 ».

Cette modification du titre entrainant en cascade d’autres modifications – à chaque fois que la base est évoquée à l’intérieur de « Criminocorpus », par exemple –, il importe d’en prendre la mesure avant de mettre en œuvre cette extension temporelle.

Extension aux langues régionales

Dès le début de cette quête, l’adjonction de textes écrits dans les diverses langues régionales de France métropolitaine : breton, occitan, basque, ch’timi… est un objectif. Depuis janvier 2020, grâce à la collaboration de Bernard Lasbleiz, chercheur associé au CRBC (Centre de Recherches Bretonnes et Celtiques) de Brest, des complaintes en breton ont été intégrées à la base, qu’il en soit remercié. Pour l’heure, 19 textes sont en ligne.

L’intervention de Xavier Vidal au colloque de 2019 a permis de mesurer que le corpus en occitan est plutôt réduit ; une collaboration reste à établir pour mener à bien ce chantier. Il en est de même avec la langue basque. La collaboration avec des départements universitaires pourrait permettre d’inclure ce type de recherche dans des travaux de master, par exemple. Nous sommes en recherche de partenariats.

Défendre une source

L’objectif initial de cette base de données était, pour son concepteur, l’étude de la disparition, de la mutation d’un genre, et nécessitait en préalable la collecte d’un nombre conséquent de complaintes. La mise en lumière de sources méconnues – car trop disséminées – s’est vite greffée sur l’entreprise première : le contenu de cette parole des rues, libre et insolente, offre parfois un éclairage nouveau sur la réception de l’actualité par les couches les plus humbles de la population. Ajoutons que la presse ancienne numérisée rend souvent compte de l’édition, la vente, l’achat de complaintes dans les rues ; l’impact de ce média est ainsi mieux documenté.

La mention de la base de données dans plusieurs ouvrages[6], et l’édition à venir des complaintes sur l’affaire Vacher en un volume séparé par Marc Renneville, sont autant de preuves que la prise en compte de ces sources chantées progresse pas à pas, crime après crime.

J.F. « Maxou » Heintzen
Membre correspondant du CLAMOR (CNRS UMS 3726)
C.H.E.C. (Université Clermont-Auvergne)
La Chavannée

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[1] https://journals.openedition.org/criminocorpus/8156.

[2] Le dépouillement de la presse provinciale effectué (Gallica, Retronews) permettrait d’ores et déjà d’augmenter notablement les mentions de ce genre de complaintes. Pour l’heure, le choix a été fait de les laisser de côté, vu les ignorances que l’on a à leur sujet ; parfois seul un couplet est retranscrit dans les quotidiens.

[3] https://journals.openedition.org/criminocorpus/8301.

[4] L.-M. Simonet à Saint-Amand-Montrond représente à lui seul 25 % de la production provinciale.

[5] Rappelons que ces indications sont majoritairement fictives, pour contourner les lois sur le droit d’auteur.

[6] L’Intransigeant, 1er septembre 1894. Il s’agit d’une complainte vendue lors de l’exécution de l’abbé Bruneau.

[7] DEMARTINI Anne-Emmanuelle, Violette Nozière, la fleur du mal, Une histoire des années trente, Ceyrézieux, Champ Vallon, 2017 ; RENNEVILLE Marc, Vacher l’éventreur, Archives d’un tueur en série, Grenoble, Jérôme Million, 2019.

 

CLAMOR – La lettre d’info n°39

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La lettre d’information n°39 – Janvier 2021

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Cette première lettre mensuelle est l’occasion de vous adresser nos meilleurs vœux pour l’année 2021. Malgré la crise sanitaire, nous nous efforcerons de vous offrir, tout au long de cette année, de bonnes nouvelles et beaucoup d’espoir, à travers notamment la mise en ligne de témoignages de professionnels (éducateurs, psychologues, magistrats…) qui ont eu à cœur de contribuer au vivre ensemble et de belles archives sur l’histoire de la justice.

Portez-vous bien et bonne lecture !

Lire la lettre de janvier 2021

CLAMOR – La lettre d’info n°38

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La lettre d’information n°38 – novembre-décembre 2020

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Voici notre dernière lettre de l’année 2020. Vous y trouverez de nouvelles publications originales telle cette exposition sur la prison vue par les enfants, proposée par Lise Simon et Caroline Touraut, de nouveaux documents dans la collection Philippe Zoummeroff, une très essentielle chronologie du droits des femmes en France réalisée par Hélène Duffuler-Vialle et un bel enrichissement de la base HUGO. Patrimoine des lieux de justice grâce aux archives départementales de l’Ain.
Toute l’équipe vous souhaite de belles fêtes pour terminer cette éprouvante année. Portez-vous bien et rendez-vous en 2021, pour une rentrée que nous préparons d’ores et déjà avec quelques belles surprises.

Marc Renneville

Lire la lettre n° 38 de novembre-décembre 2020

CLAMOR – La lettre d’info n°37

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La lettre d’information n°37 – Octobre 2020

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La nouveauté la plus notable de la plateforme Criminocorpus ce mois-ci est la modification de la politique éditoriale de notre carnet de recherche qui se recentre sur l’actualité des publications de la plateforme, de ses membres et de ses partenaires.
Les interactions croissantes suscitées par l’actualité culturelle (littérature, radio, télévision, presse et web) nous ont incités à déplacer cette information sur une page Facebook « Culture et justice ».

Bonne lecture. Belles découvertes.
Prenez soin de vous.

La rédaction

Lire la lettre du mois d’octobre 2020.

CLAMOR – La lettre d’info n°36

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La lettre d’information n°36 – Septembre 2020

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Nous avons traversé un funeste été marqué par la disparition de trois compagnons de route de Criminocorpus. Philippe Zoummeroff (1930-2020), ancien industriel et mécène de la BnF était un collectionneur d’ouvrages, généreux et bienveillant. Souhaitant partager et transmettre ses acquisitions, il nous a permis de mettre en ligne une partie de sa précieuse collection privée sur l’histoire de la justice avant qu’elle ne soit dispersée. Plus de 6000 images couvrant la période XVIe – XXe siècle, ont ainsi rejoint la bibliothèque du musée. La richesse de cette collection témoigne de sa soif de connaissance, de son immense érudition et de sa volonté de partage.
Notre collègue et ami Jean-Claude Farcy (1945-2020) était un membre fondateur de Criminocorpus. Présent dès 2003, il fut à l’initiative de plusieurs projets et le rédacteur en chef de notre revue de 2011 à 2013. Très actif, poussant au plus loin les possibilités du numérique, personnalité discrète, infatigable chercheur, il fut comme l’a écrit Marc Renneville tout à la fois un pilier et une locomotive pour l’équipe. Il nous avait remis un ultime article en juin, nous précisant comme un dernier clin d’œil « je vous le remets dès à présent, mon âge pourrait me jouer des tours… ». Déjà cruellement éprouvés par ces disparitions, nous n’étions pas préparés à recevoir l’annonce du décès tragique de Dominique Kalifa (1957-2020), qui était membre du comité scientifique du site, là aussi, depuis sa création.
Ces disparitions nous obligent. Criminocorpus repose depuis l’origine sur des valeurs d’exigence scientifique, de partage des connaissances et d’accessibilité au public. Nous poursuivrons le projet dans la continuité de cet élan, en fidèle mémoire à nos compagnons de route.

Nous espérons tenir une présence à Blois en octobre prochain, à l’invitation du Défenseur des droits de l’homme, pour participer aux rencontres Les droits aux Rendez-vous de l’Histoire. Nous y installerons l’exposition sur l’histoire de la Justice, visible en ligne dans le musée.

Nous vous invitons à découvrir nos dernières mises en ligne et la collection proposée par le Musée Ernest-Cognacq qui nous donne à découvrir un fonds exceptionnel : le fonds Albert Ubaud.

Lire la lettre du mois de septembre 2020

CLAMOR – La lettre d’info n°35

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La lettre d’information n°35 – Juin 2020

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Bonjour,
Nous sommes ravis de vous retrouver et de vous présenter les dernières mises en ligne et nouveautés publiées durant la singulière période que nous avons traversée.
L’équipe Criminocorpus est fortement mobilisée par la refonte du module des expositions. A partir de l’analyse et du travail en ergonomie cognitive menés par Emmanuelle Papinot, l’objectif est de faciliter l’accès et la navigation de l’usager en fonction de différents scénarios de consultation. La réalisation est en cours. Nous vous en dirons plus à la rentrée.
Nous vous proposons dans l’attente de découvrir les deux dernières expositions du musée.
Nous avons également terminé la mise en ligne et l’indexation du corpus du Petit Parisien. Enfin, nous avons enrichi la base de données HUGO – Patrimoine des lieux de justice avec différents clichés issus des collections du musée national de l’éducation. Celles-ci constituent une source particulièrement riche pour l’histoire de l’éducation et de l’enfance, et proposent également une iconographie très intéressante sur les lieux de justice et de peine. Nous sommes heureux de ce partenariat qui s’inscrit dans la volonté de valorisation de ses collections entreprise par le musée national de l’éducation depuis plusieurs années.

Bonne lecture !

Lire la lettre d’information