Colloque international Rock et violences en Europe – 1955-1990 (1er, 2 et 3 juin 2017)

Le Clamor est partenaire du prochain colloque Rock et violences qui se déroulera en juin prochain à l’université de Rouen.

Affiche Rock et violences en EuropeRock et violences en Europe est un colloque international qui s’inscrit dans une problématique émergente associant historiens, spécialistes des mouvements de jeunesse, musicologues, sociologues et professionnels du spectacle vivant.

Cette manifestation est la première d’une série de deux colloques, dont le deuxième volet aura lieu en 2019 au département d’Histoire de l’Université d’État de Californie, Long Beach (États-Unis). Le premier volet à Rouen (1er au 3 juin 2017) concentre sa problématique sur l’Europe tandis que le second volet, à partir du même thème, s’attachera à la situation des Amériques. Il s’agit à travers ces deux manifestations de comprendre la place du rock dans la culture contemporaine et d’en préciser la portée et l’impact dans nos sociétés. Il s’agira également à partir d’un thème percutant d’envisager la part de légendaire qui entoure le mythe de la musique rock. L’association entre rock et violence, dans ce qu’elle possède de fantasmée et d’artificiellement construite, est cependant une donnée qui a traversé l’histoire de cette musique dans la deuxième partie du xxe siècle et que, d’une certaine manière, les événements dramatiques du Bataclan ont souligné de manière extrêmement tragique.

Programme

Jeudi 1er juin 2017

Accueil : 9h30 à l’Université de Rouen, Maison de l’université
10h : Ouverture du colloque et introduction
Jean-Christophe Aplincourt (Le 106), Pascal Dupuy et Joann Élart (Université de Rouen-Normandie)

BLOUSONS NOIRS ET RÉBELLIONS
Coordination Ludivine Bantigny, Université de Rouen-Normandie
10h15 : Olivier Penot-Lacassagne (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, THALIM), « “ Chiens soumis ” et blousons noirs »
10h40 : Sophie Victorien (CNRS, CLAMOR), « Les Blousons noirs, amateurs de rock and roll et de violence »
11h05 : David Shafer (California State University, Long Beach), « “Pourquoi toujours prétendre que la musique adoucit les mœurs ?” »
11h30 : Jacopo Tomatis (Université de Turin), « A Dangerous Dance : Rock’n’Roll in 1950s Italy through the Media »

12h00-12h30 : discussions

VIOLENCES ET POLITIQUE
Coordination Ludovic Tournès, Université de Genève
14h15 : Arnaud Dercelles et Rémi Baudoui (Université de Genève), « Le rock : de la subversion à la question du politique, 1950-1980 »
14h40 : Johanna Amar (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, CHCSC), « Les premiers festivals de musique pop en France et en Italie en 1970 ou “le souci de tous ceux qui voient un lanceur de bombe dans un amateur de Rock’n’roll” »
15h05 : Céline Pruvost (Université de Picardie-Jules-Verne, CERCLL), « Rock vs cocktails molotov : quand la violence politique interrompt les concerts, dans l’Italie de la fin des années 1970 »
15h30 : Jean-René Larue (Université de Reims Champagne-Ardenne, CERHIC, et Université Paris-Sorbonne, IReMus), « Violence politique et rock progressif : l’exemple du groupe Stormy Six »

16h-16h30 : discussions
16h30 : Pause

VIOLENCE ET POÉTIQUE
Coordination Christophe Pirenne, Université de Liège
17h00 : Olivier Migliore (Université Paul-Valéry Montpellier 3, RIRRA 21), « Construction prosodique de la violence chez Métal Urbain : l’exemple de l’EP Paris Maquis (1977) »
17h25 : Luc Robène (Université de Bordeaux, THALIM) et Solveig Serre (CNRS, CESR-CMBV), « Les mots pour la dire : représentations textuelles et musicales de la violence dans le répertoire punk français (1976-2016) »
17h50 : Philippe Gonin (Université de Bourgogne, Centre Georges Chevrier), « “A Short Term Effect” : traduire la violence psychique en musique. The Cure Pornography »

18h15-18h45 : discussions

CONCERT à 20h au 106
MUSTANG / JUNIORE
Si Mustang peut se vanter d’une chose c’est bien d’avoir existé hors des modes et des diktats du temps qui passe. En 10 ans, le groupe de Clermont-Ferrand aura défendu son identité forte, séduit le public et avalé des kilomètres en portant le flambeau d’une certaine vision de la musique à guitares chantée en français.
C’est aussi le talent de songwriter de son leader Jean Felzine qui marque profondément de jeunes talents devenus des valeurs sûres de la scène française. Rien de bien étonnant à retrouver le groupe récemment sur une compilation de la Souterraine, car finalement la musique racée et brute de la formation clermontoise n’a jamais quitté la classe maudite des héros de l’underground.
Avec ce nouvel EP, composé dans une urgence salvatrice, Mustang revient à une musique et une production brute et efficace qui va chercher des sommets dans son écriture et une culture de la référence loin de tous les pastiches passéistes. Sans fard, la tête haute, Karaboudjan écrit une nouvelle page de l’histoire d’un groupe à part dans le paysage français, qui est loin d’avoir dit son dernier mot.

Désespérément optimistes, les guitares ultra réverbérées de Juniore répondent à des harmonies 60’s pleines de spleen.

Location : Abonnés : 3€ | Guichet : 14€ | Location : 11€ | Location réduit : 8€
Réservation : www.le106.com

Vendredi 2 juin 2017

Accueil : 9h30 à l’Université de Rouen, Maison de l’université

 MÉDIA, VIOLENCE ET NON-VIOLENCE
Coordination
Jean-Christophe Aplincourt, Le 106
9h50 : Bodo Mrozek (Centre for Contemporary History, Potsdam), « Policing the Stones : Music and violence in 1960s transnational debate »
10h15 : Christophe Becker (Université Paris 8), « This is not a Love Song. Du détournement des médias télévisés par John Lydon : du spectacle au Spectacle »
10h40 : Joann Élart (Université de Rouen-Normandie, GRHIS), « Violence et non-violence dans les concerts rock en France entre 1968 et 1977 »
11h05-11h30 : Antoine Santamaria (Université de Rouen-Normandie, GRHIS), « Entre violence et non-violence : l’exemple des Beatles. »

11h30-12h : discussions

 PUNK ET VIOLENCE
Coordination
Luc Robène, Université de Bordeaux, THALIM, et Solveig Serre, CNRS, CESR-CMBV
13h30 : Pierre Raboud (PIND), « Le consensus brûle : le punk, une violence sociale en Allemagne de l’Est et de l’Ouest ? »
13h55 : Christophe Pécout (Université de Lille 2), « La violence dans la première scène punk-rock normande (1976-1980) »
14h20 : Tim Heron (Université de Reims-Champagne-Ardenne, CIRLEP), « “Suspect Device”  : punk et violence dans l’Irlande du Nord des Troubles »

14h45-15h15 : discussions

 15h15 : Pause

ROCK, CONTRE-VIOLENCE SOCIALE ET ANTI-RACISME
Coordination Arnaud Baubérot, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne

15h45 : Andrew H. Carroll (California State University, Long Beach), « “ Running Riot ” : Violence and British Punk Communities, 1975-1984 »
16h10 : Gildas Lescop (Université de Franche-Comté, C3S), « Retour sur une époque troublée au travers du Ghost Town des Specials »
16h35 : John Mullen (Université de Rouen-Normandie, ERIAC), « Racisme, rock et violence en Grande-Bretagne dans les années 1970 et 1980 »

17h-17h30 : discussions

CONFÉRENCE à 20h au 106
MICHKA ASSAYAS
Rock : de l’affrontement au consensus

Cette conférence raconte comment le rock a pu jouer le rôle d’un théâtre de la cruauté dans nos sociétés. Son rapport avec la destruction et, dans une période plus moderne, l’autodestruction. La violence des blousons noirs, les guerres intestines entre mouvements de jeunesse, Mods et Rockers, jusqu’au début des années 80, new wave contre rockabilly, etc. Puis comment il a glissé vers la mise en scène de la haine de soi, des premiers punks à Nirvana ; comment on est passé de la confrontation au consensus, ce que cela révèle sur nos sociétés.
Michka Assayas a collaboré à plusieurs journaux spécialisés, comme Rock & Folk ou Les Inrockuptibles. Comme auteur, il a dirigé aux éditions Robert Laffont les indispensables Dictionnaire du rock (2000) et Nouveau dictionnaire du rock (2014). À la radio, il a été chroniqueur dans l’émission de Bernard Lenoir sur France Inter ; il a également animé entre 2008 et 2012 Subjectif 21 sur France Musique, une émission hebdomadaire consacrée à l’histoire du rock ; depuis 2015, il présente Very Good Trip sur France Inter.

Gratuit
Réservation : 02 32 10 88 60

 Samedi 3 juin 2017

Accueil : 9h30 à l’Université de Rouen, Maison de l’université

 METAL ET VIOLENCE
Coordination Gérôme Guibert,
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

9h45 : Florian Heesch (Université de Siegen), « “Voice of anarchy”: Gender aspects of aggressive metal vocals. The case of Angela Gossow (Arch Enemy) »
10h10 : Camille Béra (Université de Rouen-Normandie, GRHIS), « Madness Murder and Mayhem : la violence dans le genre Black Metal au début des années 1990 »
10h35 : Sophie Turbé (Université de Lorraine, 212s), « La réception par les amatrices de métal de l’imagerie sexiste et violente dans le métal extrême »
11h : Corentin Charbonnier (Université de Tours, CNAM), « Le Hellfest. Un espace de violence ritualisé »

11h30-12h : discussions

ORGANISATION
Colloque international organisé par le GRHIS (université de Rouen-Normandie, EA3831) et Le 106.

Comité scientifique
Jean-Christophe Aplincourt (Le 106)
Ludivine Bantigny (Université de Rouen-Normandie)
Arnaud Baubérot (Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne)
Nathalie Cordier (Le 106)
Pascal Dupuy (Université de Rouen-Normandie)
Joann Élart (Université de Rouen-Normandie)
Philippe Gonin (Université de Bourgogne)
Gérôme Guibert (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
Christophe Pirenne (Université de Liège)
David Shafer (California State University)
Florence Tamagne (Université Lille 3)
Ludovic Tournès (Université de Genève)
Sophie Victorien (CLAMOR UMS 3726 du CNRS)

Organisateurs
Jean-Christophe Aplincourt (Le 106)
Nathalie Cordier (Le 106)
Pascal Dupuy (Université de Rouen-Normandie)
Joann Élart (Université de Rouen-Normandie)
Jean-Claude Vimont (†) (Université de Rouen-Normandie)

Avec le soutien de la Région Normandie, l’Institut de Recherche Inter-disciplinaire Homme société (IRIHS), CLAMOR, Criminocorpus et Volume !

Lieu du colloque
Maison de l’Université
[bâtiment 42], amphithéâtre
Université de Rouen
Rue Lavoisier
(à deux pas de l’arrêt « Campus » de la ligne T1)
76130 Mont-Saint-Aignan
Contact : 02 35 14 70 00 (secrétariat du GRHIS)

Lieu du concert et de la conférence
Le 106
, Scène de musiques actuelles
Quai Jean de Béthencourt – 76100 Rouen
Contact : 02 32 10 88 60

HOMMAGE
Ce colloque est dédié à la mémoire de
Jean-Claude Vimont, co-organisateur

Télécharger le programme du colloque

A l’ombre des murailles. Quand le château était prison. Exposition Château de Mayenne

Château de MayenneConstruit à l’époque carolingienne, le château de Mayenne s’est agrandi et transformé au gré des siècles afin de s’adapter au contexte historique et à ses occupants successifs.
Résidence aristocratique et militaire probablement fondée par les comtes du Maine au Xe siècle, le monument appartient à une famille solidement implantée, les Mayenne, et se transmet de façon héréditaire dès le XIe siècle. Transformé en une imposante forteresse au XIIIe siècle, il devient un lieu de garnison relativement important au XVe siècle. Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville connaît des périodes particulièrement tourmentées et le château, propriété de ducs qui n’y habitent plus, passe de main en main.  Il est alors utilisé comme lieu de détention de la fin du XVIIe siècle à 1934.
Le musée a ouvert ses portes en 2008 et le château sert aujourd’hui d’écrin aux collections municipales et départementales.

L’exposition est organisée autour de six chapitres :
– Histoire carcérale du château
– Mathurin Balayard
– Le personnel
– La prison au quotidien
– Les tentatives d’évasion et les évasions
– l’anthropométrie
et s’achève par la mise en ligne d’une riche collection de cartes postales anciennes du château.

Cette exposition lève le voile sur une période méconnue et importante de l’histoire du château de Mayenne. Elle reprend en partie l’exposition A l’ombre des murailles, quand le château était prison organisée par le Musée du château de Mayenne du 22 novembre 2014 au 20 septembre 2015, et présente des documents issus principalement des Archives départementales de Mayenne.

Accéder à l’exposition sur Criminocorpus.

La collection Philippe Zoummeroff

La collection Philippe Zoummeroff représente le plus important fonds privé francophone en libre accès sur l’histoire de la justice.
Elle couvre les périodes du XVIe au XXe siècle et est constituée de pièces d’archives et d’imprimés rares, de gravures, de manuscrits inédits, de correspondances, d’affiches, de complaintes et de photographies. Au total plus de 6000 images et près de 48 heures d’entretiens vidéos relatifs à la justice et à son histoire.

Depuis 2014, Criminocorpus s’est vu confier par Philippe Zoummeroff,  la diffusion, la valorisation et la conservation à long terme de ce fonds exceptionnel.
Prisons, surveillant, gardien, bagne, collection Philippe ZoummeroffCette collection va progressivement s’enrichir en 2017 de plus d’un millier de documents que nous avons été autorisés à photographier à l’Hôtel Drouot juste avant  leur vente aux enchères, le 9 décembre 2016.

Biribi, collection Philippe Zoummeroff
Couverture de l’ouvrage : A Biribi. Comment j’ai passé trois ans sous la trique des chaouchs

Pour en savoir plus sur cette collection, lire l’article sur Criminocorpus.

Voir également la vidéo : Philippe Zoummeroff, une collection pour la recherche. Entretien réalisé en décembre 2016.

Accéder à la collection.

Hugo. Une recherche participative sur le patrimoine judiciaire

HUGO. L’outil numérique au service du patrimoine judiciaire est un projet visant le récolement et la valorisation des données portant sur le patrimoine judiciaire et pénitentiaire français. Son objectif est d’initier un large panorama ouvert à tout type d’édifice judiciaire afin de cerner les similitudes et les spécificités de chaque lieu.

Cette recherche a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice. Elle est réalisée en partenariat avec les Archives nationales, la région Normandie, le centre d’histoire judiciaire de Lille, le ministère de la Justice et le CNRS. (Financement 24 mois – 2016-2018- GIP Justice)

Un outil collaboratif

Construit dans un cadre interdisciplinaire avec des ­archivistes, des historiens et historiens de l’art, l’interface Hugo permettra de collecter les ­éléments architecturaux, culturels, matériels (objets) et immatériels (traces du quotidien, graffitis…) qui constituent le ­patrimoine ­judiciaire de la France, de les décrire et de les géolocaliser.
Initié dans le cadre d’un partenariat avec la région Normandie, cet inventaire du patrimoine judiciaire de la France est réalisé en collaboration avec les Archives nationales de France. Il est ouvert à toute institution souhaitant participer au projet.

… pour une recherche participative

L’outil numérique s’ouvrira à mi-projet à une participation publique. Il s’agira d’offrir la possibilité à chaque ­citoyen, qu’il soit spécialiste, acteur de terrain ou passionné, de contribuer au recueil de données. Via un formulaire en ligne, les informations  ou images collectées pourront, après validation, être intégrées à la base de données.

Projet coordonné par Marc Renneville et Sophie Victorien.

Suivre l’actualité du projet sur le compte Twitter HUGO

 

« Chez les experts ». Un documentaire sur la mémoire du service de l’identité judiciaire

Analyse de document (ca1960). Coll. Zoummeroff
Police scientifique. Analyse de document. Coll. Zoummeroff

Ce projet initié par Pierre Piazza consiste à réaliser un documentaire (en cours de production) visant à mettre en lumière les logiques actuelles de fonctionnement du SRIJPP au regard de celles instituées par le créateur de ce service – Alphonse Bertillon – en 1893 lorsqu’il a créé le premier service de l’ identité judiciaire. Il mettra l’accent sur les évolutions des pratiques depuis la création du service mais aussi, les héritages. Il s’agit de recueillir, préserver et valoriser la mémoire des pratiques professionnelles attachées à une implantation séculaire au sein du Palais de justice de Paris.

Chaise à portrait judiciaire
Chaise à portrait judiciaire

Le documentaire mettra en évidence ce que doivent toujours les savoirs et pratiques identificatoires de ce service (signalisation, dactyloscopie, scènes de crime, etc.) à celui qui a activement participé à l’institutionnalisation de la police technique et scientifique à travers le monde.

Il  s’attachera à expliquer l’importance de ce phénomène en filmant des responsables du SRIJPP qui – pour beaucoup passionnés d’histoire – expliqueront en quoi les apports de Bertillon s’avèrent toujours décisifs dans leur travail quotidien,  des historiens spécialistes du Bertillonnage  ainsi qu’un descendant de la famille Bertillon.

La bertillonne. Petite malle portative de Bertillon (1909)

Des objets anciens dont dispose le SRIJPP (fiches d’identification, mallette de signalisation élaborée par Bertillon, appareils photographiques, publications et sculpture de Bertillon, etc. ), plans et albums photographiques anciens permettant de restituer les modes de fonctionnement du Service de l’Identité judiciaire fin XIXe siècle/début XXe siècle ainsi que de l’iconographie publiée dans la presse illustrée de la fin du XIXe siècle/début XXe siècle (fond de collection particulier de Pierre Piazza)  viendront illustrer ce tournage réalisé dans les locaux historiques, là-même où Bertillon avait installé son atelier.

Ce documentaire sera accessible dans le Musée Criminocorpus courant 2017.

Projet proposé et suivi par Norbert Fleury (SRIJPP) sous l’autorité et avec l’appui de Xavier Espinasse (commissaire divisionnaire, chef du SRIJPP de Paris) et Pierre Piazza (membre correspondant du CLAMOR).
Réalisation : Hervé Colombani

 

 

 

Au tribunal

Fruit d’une coopération ancienne entre Criminocorpus et le groupe de recherche « Corpus Justice » de Sciences Po, « Au tribunal » est le résultat d’un projet collectif associant étudiants, enseignants, chercheurs et professionnels du droit et de la justice financé par l’USPC et mené par Science Po et le CLAMOR de juin 2015 à juin 2016. Cette nouvelle rubrique du musée vous invite à entrer au tribunal pour découvrir l’histoire d’un lieu de justice, sa fonction symbolique et politique, ses « grands procès » mais aussi le rôle des différents acteurs dans la procédure pénale ou le déroulement d’un procès d’assises.
Au Tribunal vous propose une visite virtuelle du Palais de justice de Paris, de nombreux témoignages croisés des différents acteurs de la Cour d’Assises, une variété de ressources sur les Grands procès qui s’y sont tenus ainsi qu’un module pédagogique sur le droit et la procédure pénale.

En savoir plus sur le projet et accéder à la visite.

Ouverture du Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines

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Le CLAMOR lance un nouveau Musée, exclusivement numérique sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Aux origines du Musée : Criminocorpus

Produit à l’initiative de la communauté scientifique, ce musée est issu d’une longue coopération originale entre chercheurs, ­archivistes, documentalistes et collectionneurs. Il prend appui sur l’intense activité de publications et de recherches menées depuis 10 ans autour du programme Criminocorpus.

Des bagnes aux tontons flingueurs, des faux-monnayeurs au Moyen Âge aux rebelles face à la justice, du code civil à l’ordonnance du 2 février 1945 relative à la justice des mineurs, de la criminologie à la peine de mort… ­Criminocorpus est devenu en dix ans une plateforme de référence du web scientifique en mettant articles et ressources documentaires à la disposition des ­étudiants, des enseignants, des chercheurs, des praticiens et des journalistes.

Un musée gratuit et librement accessible

En recomposant ses contenus sous la forme d’un musée, Criminocorpus entend poursuivre ses missions d’édition et de recherche tout en s’adressant à un plus large public afin de contribuer à une meilleure connaissance partagée de l’histoire ­méconnue de la justice, des crimes et des peines. Le Musée est régi par le ­CLAMOR (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice), une unité mixte de service placée sous la double tutelle du CNRS et du ministère de la Justice.
Librement accessible et totalement gratuit, le Musée présente à son ouverture un éventail de ressources numériques sans équivalent pour explorer la justice et son histoire.
Le site est organisé en cinq rubriques proposant des expositions thématiques ­(prisons, bagnes, peine de mort, art et justice), des visites de lieux de justice, des collections d’objets et de documents, des repères juridiques et chronologiques ainsi que des outils, instruments d’étude et de recherche. Le Musée ouvrira d’ici quelques mois un inventaire du patrimoine des lieux de justice auquel chacun ­pourra participer par la transmission d’informations, de photographies ou de documents.

Télécharger le dossier de presse.
Voir la vidéo de présentation du musée
Visiter le musée.

Exposition : Histoire du droit pénal au Japon (18ème – Début 20ème siècle)

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Parcours hikimawashiedo Ezu (1849) BN du Japon. Ligne rouge tracée par Maki Fukuda

Si le Japon est considéré aujourd’hui comme le pays « transcendant le clivage Orient-Occident », l’occidentalisation de ce pays d’extrême orient n’a débuté qu’avec l’ère Meiji, vers 1868. C’est à cette époque que s’achève l’ère Edo (1603-1867) – le shôgunat – dont le pouvoir est incarné par les samouraïs (chefs des guerriers). Le pouvoir est alors restitué à l’Empereur qui établit un nouveau gouvernement moderne et le dote d’institutions prenant exemple sur les pays d’Occident. Cette transition appelée la « Restauration de Meiji » est considérée par les Japonais comme un grand événement, équivalent à la Révolution française. C’est la raison pour laquelle l’époque avant Meiji est aussi appelée, l’« Ancien Régime » japonais.

Afin de reformer l’État, les acteurs du nouveau mouvement de Meiji font appel à des savants étrangers. Dans le domaine de la législation, Gustave Boissonade, professeur agrégé en droit de l’Université de Paris, ainsi que d’autres juristes, se rendent sur place et collaborent avec le pouvoir en place. Gustave Boissonnade est ainsi à l’origine de la rédaction du premier code pénal du Japon. Pourtant, durant l’« Ancien Régime » (de 1639 jusqu’en 1853),  le Japon avait exclu presque tous contacts avec les pays occidentaux afin de se préserver du christianisme, n’autorisant des échanges qu’avec de rares pays comme la Chine, la Corée et les Pays-Bas, qui n’avaient aucune intention d’exporter leur religion.

Au XVIIIe siècle en France, le Japon est ce «  pays derrière le rideau mystérieux » qui semble très étrange : c’est cette représentation qui est évoquée notamment dans De l’Esprit des lois (1748) de Montesquieu. Mais de nos jours, plusieurs travaux récents sur l’histoire du droit pénal au Japon analysent cette époque dans un cadre foucaldien, c’est-à-dire, de l’« éclat de supplice » à la « surveillance ».[3].

Dans cette exposition, nous présenterons l’histoire du droit pénal au Japon depuis le XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle, c’est-à-dire depuis le règne des Tokugawa jusqu’à l’établissement du droit pénal moderne.

Mise en ligne : Jean-Lucien Sanchez.
Projet terminé.